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	<title>L'Intérêt &#187; Adrien Delanoe</title>
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	<description>Le journal officiel des étudiants et des étudiantes de HEC Montréal</description>
	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
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		<title>G20 : Le sommet n’est pas à la hauteur</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 19:24:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adrien Delanoe</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Que penser des résultats du sommet du G20?
Les pays les plus riches et les nations émergentes appartenant au G20 ont mis au point un plan d’action commun lors du weekend du 15 novembre 2008 au cours d’un sommet exceptionnel à Washington. Il a été dûr de conclure une entente, car de nombreuses divergences idéologiques existent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Que penser des résultats du sommet du G20?</strong></p>
<p><strong>Les pays les plus riches et les nations émergentes appartenant au G20 ont mis au point un plan d’action commun lors du weekend du 15 novembre 2008 au cours d’un sommet exceptionnel à Washington. Il a été dûr de conclure une entente, car de nombreuses divergences idéologiques existent entre les 20 pays. Le président Bush est par exemple attaché aux valeurs de liberté de marché tandis que les Européens souhaitent une intervention de l’État plus conséquente quant à la régulation de ces mêmes marchés</strong>.</p>
<p>Le G20 a apporté des réponses microéconomiques et institutionnelles face à la crise financière mondiale, mais les objectifs macroéconomiques ont été laissés de côté!</p>
<p>Sur le plan microéconomique, une meilleure régulation du système financier est à venir. Les 20 se sont entendus pour une transparence accrue sur les risques des produits financiers pour éviter la volatilité du risque. Les États ont donné des garanties publiques sur les ressources des banques en contrepartie d’une meilleure gestion de leurs risques respectifs. Le système doit favoriser les investisseurs à long terme afin de lutter contre les spéculateurs qui agissent sur le court terme. Des règles prudentielles (encore floues pour le moment) seront dictées; par exemple, les normes comptables internationales et les pratiques de rémunération des dirigeants seront encadrées pour éviter les prises de risques considérables. Les critères d’attribution des crédits seront modifiés, mais il ne faut pas à l’inverse que les banques soient trop « frileuses » dans l’octroi de prêts afin de ne pas défavoriser l’investissement et donc l’économie. Les régulateurs devront s’assurer que les agences de notation répondent aux normes les plus contraignantes.</p>
<p>Même si ces mesures sont encore vagues, surtout quant aux modalités de leurs applications, elles vont dans le bon sens.</p>
<p>Pour ce qui a trait aux objectifs institutionnels, le G20 mentionne une refonte des institutions internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale. Ces institutions auront de nouveaux mandats, disposeront davantage de capitaux et accorderont une importance plus grande aux pays émergents.<br />
Par contre, une absence de volonté de coopération internationale caractérise les pays du G20. Chacun doit régler ses propres difficultés au niveau national. Les armes telles que les mesures budgétaires expansionnistes et les baisses de taux d’intérêt sont déjà utilisées par les États depuis des décennies et ceux-ci les utilisent encore depuis le début de cette crise, sans grand succès à date. Les politiques monétaires expansionnistes peuvent avoir comme objectif la dépréciation du change, ce qui peut être dommageable pour l’économie d’un partenaire n’utilisant pas la même devise.</p>
<p>Pour enrayer la crise, il faudrait réduire les déséquilibres globaux dus à l’excès de création monétaire mondiale, causé entre autres par le déficit extérieur des É.-U., et les anomalies de change comme le yuan (devise chinoise), qui est sous-évalué. Ainsi, on éviterait l’accumulation de réserves de change dans les pays ayant des excédents extérieurs. Si les liquidités mondiales continuent de croitre rapidement, de nouvelles crises financières se répèteront!</p>
<p>On peut légitimement se questionner sur la teneur des résultats de ce sommet à la suite de déclarations vagues et peu concrètes. Qu’en est-il de messieurs Brown et Sarkozy, qui annonçaient un « nouveau Bretton Woods » révolutionnaire et une refonte du capitalisme?</p>
<p>Le plan d’action affirme que « ces réformes ne porteront leurs fruits que si elles s’appuient sur des économies fondées sur le principe du libre marché ». Or c’est l’inverse qui se produit avec les « nationalisations » des banques. On ne voit pas de changements idéologiques majeurs pour soigner la planète capitaliste afin que celle-ci réponde aux défis du 21e siècle!</p>
<p>En même temps, « les pays riches » réduisent leur aide au développement et à lutte contre la famine, qui touche plus d’un milliard de personnes à travers le monde. La crise économique actuelle ne doit pas « cacher » la crise alimentaire touchant les pays pauvres, et les membres du G20 doivent tenir leurs engagements financiers envers ces populations.</p>
<p>Il reste donc beaucoup de travail au G20 pour tenter d’enrayer cette crise. Un nouveau sommet se tiendra avant le 30 avril 2009, probablement à Londres, avec comme nouvel interlocuteur le nouveau président américain élu, Barack Obama. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Obama sera là pour défendre les intérêts américains (il a été élu pour cela le 4 novembre 2008), alors attendre un miracle dans les mois qui viennent n’est pas la bonne attitude. Le quotidien de milliards de personnes devrait encore être de plus en plus difficile…</p>
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		<title>Plans de sauvegarde : À qui profite cet argent?</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 03:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adrien Delanoe</dc:creator>
		
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Les États lancent des bouées de $auvetage aux banques naufragées

Depuis quelques semaines, de nombreux États mettent en application des plans de sauvegarde de leur système bancaire. La gravité de la crise actuelle place les États sous les feux des projecteurs puisque ceux-ci vont même jusqu’à renoncer à leurs idéologies libérales et ont recours à l’interventionnisme, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
Les États lancent des bouées de $auvetage aux banques naufragées<br />
</strong><br />
<strong>Depuis quelques semaines, de nombreux États mettent en application des plans de sauvegarde de leur système bancaire. La gravité de la crise actuelle place les États sous les feux des projecteurs puisque ceux-ci vont même jusqu’à renoncer à leurs idéologies libérales et ont recours à l’interventionnisme, ce que les plus grands chefs du socialisme n’ont parfois pu appliquer dans leur pays! Les États-Unis et le Royaume-Uni apparaissent comme les deux principaux exemples.<br />
</strong><br />
Les É-U ont adopté le mois dernier un plan de relance massif de l’activité bancaire. L’administration américaine, en adoptant le plan Paulson à hauteur de plus de 700 milliards de dollars, a racheté les créances douteuses des banques du pays en garantissant ces «produits toxiques». Les premiers versements d’un montant de 125 milliards de dollars vont être effectués dans la semaine. Il s’agit de retrouver une confiance entre les acteurs du marché car, actuellement, la rencontre entre les gens qui ont de l’argent à investir et ceux qui ont besoin de liquidités ne se fait plus suite à l’effondrement du système monétaire.</p>
<p>Le Royaume-Uni a recapitalisé ses banques afin d’enrayer la crise de solvabilité des institutions financières du pays, en apportant des capitaux propres afin de permettre une circulation des liquidités entre les banques. L’économie fonctionnera donc mieux, puisque les banques sont les piliers de l’économie libérale : elles avancent les fonds aux entreprises.</p>
<p>Le reste de l’Europe a aussi choisi d’apporter son soutien au milieu bancaire suite aux nombreuses réunions de ces dernières semaines. Chaque État a mis des fonds à la disposition des banques qui feraient la demande d’une aide étatique pour bénéficier d’une recapitalisation afin de poursuivre leurs activités sans problèmes. Ce sont en tout 360 milliards d’euros qui ont été apportés en garantie par l’Europe. Il est à préciser que cette somme ne représente pas une dépense immédiate pour les gouvernements, car les banques doivent connaitre des problèmes de solvabilité auprès de leurs clients ou être proche de la faillite pour bénéficier de ces aides. Les États ont donc garanti les dépôts bancaires des particuliers. Par exemple, la France vient de recapitaliser ses plus grandes institutions pour un montant de 10 milliards d’euros afin que ces dernières soutiennent l’activité économique du pays. La situation est aussi la même en Allemagne; des pays d’Asie (Japon) et du Golfe persique (Koweït) pensent faire la même chose.</p>
<p>Les États ont donc choisi d’investir plutôt que de soutenir la consommation. Ce choix est judicieux, car en économie ouverte, les consommateurs achètent des produits importés, ce qui ne relance pas l’économie nationale.</p>
<p>Mais cette action généralisée de garantie financière doit être fortement contrôlée afin que ce ne soit pas de l’argent « offert » aux banquiers et au monde de la finance. D’autant plus qu’il s’agit d’argent public, donc provenant du contribuable! Les États, étant le dernier rempart de crédibilité sur les marchés financiers, ne doivent pas garantir à tout va, car ils prennent le risque que leurs papiers (obligations, bons du trésor) deviennent à leur tour suspects.</p>
<p>L’État ne doit payer pour le risque assumé par certains banquiers, qui ont pris des positions risquées afin de gonfler leur rémunération personnelle, d’autant plus que lorsque les choix de ces banquiers sont gagnants, l’État ne bénéficie pas de l’enrichissement de la banque et de ses dirigeants.</p>
<p>L’essence du métier des banques est d’évaluer le risque de crédit et non de gagner de l’argent sur les marchés financiers. C’est pour cela que nous devons reconstruire un système où les banques financent l’économie au lieu de financer la spéculation.<br />
Au Royaume-Uni, l’État siège maintenant au conseil d’administration des banques. Il peut donc contrôler les agissements de ses dirigeants et tenter d’en encadrer les rémunérations.</p>
<p>Il faut en finir avec tous les scandales qui touchent le monde financier, par exemple avec l’assureur américain AIG mis sous tutelle de l’administration américaine, car cette société a été proche de la faillite en septembre 2008. <strong>Les hauts dirigeants ont cru bon d’organiser une conférence lors d’une fin de semaine dans de luxueux complexes hôteliers avec un prix de 1 000 dollars la nuitée par personne et des massages offerts en bonus.</strong> Toutes ces dépenses pour une société proche de la faillite et qui vient « d’être sauvée » par l’État américain! Le contribuable pouvait se demander à juste titre pourquoi il payait ces extras pour des personnes qui n’avaient, semble-t-il, pas compris ce que signifiait le changement de statut de l’entreprise. D’autres situations montrent certaines dérives dans le secteur bancaire. La plus célèbre est l’affaire Kerviel, trader de la Société Générale, qui a fait perdre presque 5 milliards d’euros à sa banque avec ses positions risquées. Un exemple plus récent est venu troubler le milieu bancaire. Alors en pleine crise et après l’annonce des politiques d’injecter des liquidités dans le secteur, le groupe Caisse d’épargne a dévoilé une perte de plus de 750 millions d’euros sur les marchés financiers suite à des agissements spéculateurs (choix hasardeux) de la part d’un des traders du groupe, qui misait sur une remontée générale de la Bourse!</p>
<p>Mais il faut reconnaitre que la réglementation du secteur financier est très difficile à mettre en place et peut engendrer de nouveaux problèmes.</p>
<p>Beaucoup s’accordent pour dire que les financiers ne méritent pas de disposer de bonus annuels chiffrés en dizaines de millions de dollars, mais si on fixe une limite par une loi, il existe des risques de contournement, comme les avantages en nature.</p>
<p>On pourrait aligner les rémunérations des employés, pas sur le profit de l’année, mais plutôt sur la performance économique de l’ensemble de l’établissement à plus long terme.</p>
<p>Pour ce qui est des ventes à découvert (souvent utilisées par les spéculateurs), des études académiques montrent qu’elles améliorent les liquidités et diminuent la volatilité des marchés.</p>
<p>Et il n’est pas juste d’interdire de jouer la baisse d’un titre alors que l’on peut jouer la hausse sans problème en achetant des titres!</p>
<p>Des produits financiers plus transparents pourraient déjà être imposés. Il faudrait forcer les établissements financiers à publier les prix et les détails de leurs transactions sur les produits de crédit et réglementer le marché des produits dérivés.</p>
<p>La situation est donc extrêmement complexe : les États (le contribuable) ne doivent en aucun cas « payer » pour les erreurs de personnes (mal intentionnées ou pas) appartenant au secteur privé. Mais il est impératif, pour maintenir et relancer l’économie, d’aider les banques, puisque celles-ci permettent le prêt des liquidités nécessaires au bon fonctionnement des entreprises d’une économie donnée, ce qui a pour objectif final de maintenir les emplois.</p>
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		<title>États-Unis et Russie: le retour de la Guerre Froide?</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2008/10/09/etats-unis-et-russie-le-retour-de-la-guerre-froide/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 01:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Adrien Delanoe</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Il semble bien loin, le temps où les États-Unis et la Russie entretenaient de bonnes relations comme le témoigne le fou rire des présidents Clinton et Eltsine en 1995, lors d’un sommet sur la crise bosniaque du moment.
Treize années plus tard, les choses ont évolué : les États-Unis sont dirigés (pour encore quelques semaines!) par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Il semble bien loin, le temps où les États-Unis et la Russie entretenaient de bonnes relations comme le témoigne le fou rire des présidents Clinton et Eltsine en 1995, lors d’un sommet sur la crise bosniaque du moment.</strong></em></p>
<p>Treize années plus tard, les choses ont évolué : les États-Unis sont dirigés (pour encore quelques semaines!) par un président conservateur, Georges W. Bush, décrié dans le monde entier notamment pour sa politique étrangère, tandis que la Fédération de Russie est aux mains de son nouveau président Dmitri Medvedev et de son premier ministre Vladimir Poutine, ancien lieutenant-colonel au KGB et président russe de décembre 1999 à mai 2008.</p>
<p>Le pouvoir actuel russe tente de remettre le pays au premier plan de la scène internationale en utilisant des méthodes dignes de son « passé totalitaire ». Pour cela, la Russie dispose de ressources naturelles abondantes tel le pétrole et le gaz, ce qui en fait l’un des principaux producteurs et exportateurs mondiaux. Elle dispose donc de moyens de pression et d’une manne financière importante afin de servir ses intérêts.</p>
<p>Le conflit entre la Géorgie et la Russie a mis au jour le fossé qui sépare les Occidentaux, et plus particulièrement les Américains, aux Russes. Les É.-U. soutiennent l’intégrité territoriale de la Géorgie tandis que les Russes viennent de reconnaitre l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux territoires séparatistes géorgiens. La Russie a donc profité de cette crise pour développer un « partenariat » avec ces deux régions en leur apportant une aide financière et en créant une base militaire en Abkhazie.</p>
<p>Pendant ce temps, les États-Unis exhortent les Russes à respecter le droit international en demandant le retrait de leurs troupes du territoire géorgien et à respecter les frontières d’avant-conflit. Le président Bush a même fait un appel en ce sens à l’ONU et veut que la Russie respecte ses engagements pris lors de la signature d’un cessez-le-feu en Géorgie – ce même président américain qui, en 2003, avait complètement ignoré les mêmes règles internationales en engageant une guerre unilatérale en Irak, qui soi-disant possédait des armes de destruction massive, alors même que l’ONU condamnait ce choix hasardeux.</p>
<p>Lors de la crise au Kosovo, la Russie soutenait l’intégrité territoriale de la Serbie en ne reconnaissant pas le nouvel État kosovar tandis que les É.-U. avaient pris position pour l’indépendance de Pristina. Quelques mois plus tard, les rôles se sont donc inversés sur la question géorgienne. La Russie, voulant rester maître dans le Caucase, n’a pas apprécié les velléités géorgiennes d’adhésion à l’OTAN en ce quelle considère un pays de « sa chasse gardée ».</p>
<p>Les Russes ont répondu à « l’offensive américaine » en renforçant leur position en Amérique latine. Le vice-président russe Igor Setchine s’est rendu à Cuba (où la Russie aimerait ouvrir une base militaire) et au Vénézuela, pays dont le président Hugo Chavez clame haut et fort son désamour pour les É.-U. D’ailleurs, deux bombardiers stratégiques russes effectuent des vols dans ce pays et des manœuvres navales sont également planifiées avant la fin de l’année. Un contrat d’armement portant sur 4 ans pour un montant de 4,5 milliards de dollars a été signé entre Chavez et le patron de l’armement russe Serguei Chemezemov, et des pourparlers à propos d’une coopération dans le domaine de l’énergie atomique entre les deux pays sont en cours.</p>
<p>Les États-Unis pourront-ils être à la hauteur des nouvelles ambitions russes? Rien n’est moins sûr, car le pays est enlisé dans une guerre sans fin en Irak et, en même temps, l’administration Bush est prête à injecter plus de 700 milliards de dollars dans un plan de sauvegarde de l’économie américaine, crise financière dont est en partie responsable cette même administration pour son laxisme quant aux politiques de prêts bancaires aux États-Unis.</p>
<p>De son côté, l’Europe tente de calmer le jeu mais il est très difficile pour l’Union Européenne de proposer une diplomatie unie car trop de pays en son sein sont revanchards à l’égard de la Russie – certains se sont libérés du joug de Moscou il n’y a pas si longtemps encore. De plus, l’Europe est dépendante des exportations russes en gaz, donc une politique de fermeté vis-à-vis du Kremlin n’est pas envisageable dans l’immédiat.</p>
<p>On le voit, les mois à venir seront déterminants quant à l’orientation politique prochaine du monde. Les élections américaines peuvent être un facteur contribuant à ce changement. L’élection de John McCain pourrait renforcer le fossé entre les deux pays même si le choix de Barack Obama ne signifierait pas une détente dans leurs relations, puisque historiquement les peuples de ces deux pays sont méfiants à l’égard du « rival ».</p>
<p>Les É.-U. semblent donc actuellement sur la pente descendante avec de grosses dépenses en cours et à venir, tandis que la Russie est, elle, en plein essor économique.</p>
<p>Et ce n’est pas une Union Européenne, divisée par exemple sur la question du Kosovo (certains membres ont reconnu l’indépendance de ce territoire) et réduisant son budget militaire, qui va pouvoir jouer le rôle d’arbitre en cas de conflit éventuel. D’autant plus que la situation au Moyen-Orient est plus que tendue…</p>
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