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	<title>L'Intérêt &#187; Antoine Nivard</title>
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	<description>Le journal officiel des étudiants et des étudiantes de HEC Montréal</description>
	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
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		<title>Consultant chez McKinsey &#038; Company : Le Profil</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 04:32:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Suscitant la curiosité et la convoitise de plus en plus de jeunes diplômés en administration, McKinsey &#38; Company est indéniablement l’une des plus prestigieuses firmes de consultation sur la planète. S’appuyant sur un réseau de contacts international et solide d’une clientèle qui rassemble, entre autre, 70% des compagnies les plus admirées au monde , McKinsey [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suscitant la curiosité et la convoitise de plus en plus de jeunes diplômés en administration, McKinsey &amp; Company est indéniablement l’une des plus prestigieuses firmes de consultation sur la planète. S’appuyant sur un réseau de contacts international et solide d’une clientèle qui rassemble, entre autre, 70% des compagnies les plus admirées au monde , McKinsey &amp; Company incarne le prestige et l’excellence en matière de consultation. Pour mettre un visage sur un métier qui fait tant parler de lui dans une école comme HEC Montréal et bien au-delà, L’intérêt a rencontré deux anciens diplômés de l’école, Natasha Bergeron et Maxime Aucoin, consultants chez McKinsey &amp; Company à Montréal.</strong></p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Antoine Nivard :</span> Quel a été votre cheminement académique et professionnel ? </em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Natasha Bergeron :</span> J’ai obtenu un baccalauréat en génie mécanique à l’École Polytechnique en 2000. Après mon bac, j’ai travaillé deux ans comme Business Analyst au bureau de montréal de McKinsey. Après ces deux années enrichissantes dans le domaine de la consultation, j’ai contribué au démarrage et au développement de l’OBNL Québec en Forme qui est issu d’un partenariat entre la Fondation Chagnon et le Gouvernement du Québec. J’ai aussi entre temps complété un MBA à HEC Montréal. Une fois le développement et le financement de Québec en Forme assuré, en quête de nouveaux défis, j’ai décidé de revenir comme Associate à McKinsey où je travaille depuis.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Maxime Aucoin :</span> En ce qui me concerne, j’ai obtenu mon B.A.A à HEC Montréal en 2000, en spécialisation Finance et Affaires Internationales. Par la suite, j’ai travaillé pendant quatre ans au Cirque du soleil, dans le domaine de la planification stratégique tout en complétant mon CFA que j’ai obtenu en 2003. Après avoir travaillé pour le Cirque du soleil, je suis rentré chez McKinsey comme Business Analyst pendant 2 ans pour ensuite aller étudier à l’université d’Harvard, où j’ai obtenu un MBA. Depuis, je suis retourné chez McKinsey pour travailler en tant qu’Associate également.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser au métier de la consultation ?</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> J’ai connu McKinsey un peu par hasard, lors d’un cocktail de recrutement à Polytechnique.  À l’époque, j’avais comme objectif de travailler pour des centres de recherches comme la N.A.S.A. Lors de la présentation par des consultants du bureau de Montréal, j’ai été captivée par l’aspect d’apprentissage continu et l’environnement extrêmement stimulant qu’offrait McKinsey. J’ai alors décidé de soumettre ma candidature à McKinsey, et une fois passés les entretiens, j’ai reçu et accepté avec grand plaisir une offre comme Business Analyst.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> Quand j’étais à HEC, je n’avais pas envisagé le domaine de la consultation. Après avoir appris beaucoup de choses au Cirque du soleil, j’avais un peu fait le tour et j’avais envie de trouver un emploi qui me permette de continuer d’apprendre. Je me suis rendu à un cocktail de recrutement de McKinsey, où j’ai appris que les consultants n’étaient pas des geeks mais des gens brillants et très ordinaires. Je n’avais pas de formation en Case Study , malheureusement HEC Montréal ne forme pas tellement les étudiants à ce mode de réflexion et de résolution de problèmes. Finalement, avec un peu d’entrainement, j’ai réussi les entretiens pour entrer chez McKinsey.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> Qu’est-ce qui vous passionne dans le métier de consultant ?</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Même si je souhaite me concentrer dans le domaine de la santé qui m’intéresse beaucoup, j’apprécie travailler sur différents mandats très diversifiés. On travaille typiquement en équipe de 2 à 6 personnes sur des projets d’envergure pour aider les entreprises à résoudre des problèmes stratégiques, organisationnels ou opérationnels. On se penche sur des questions de fond qui préoccupent les hauts-dirigeants : Comment peut-on améliorer les opérations de telle compagnie ? Quelle stratégie adopter sur le marché ? Ensuite, j’apprécie beaucoup l’apprentissage continuel. Chez McKinsey, on est fortement encouragé à prendre part à des formations dans divers domaines, sur des aspects interpersonnels, en finance ou autres. On a également beaucoup de feedback sur notre travail, ça permet de s’améliorer tout le temps. Enfin, les gens avec qui je travaille sont tous très brillants, c’est très stimulant !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> Pour quelqu’un qui a comme objectif d’apprendre, McKinsey c’est parfait. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on apprenne beaucoup de choses. Les gens avec qui on travaille sont des gens intéressants et stimulants. Par ailleurs, l’impact des projets qu’on met en place est parfois très stimulant. Un client pour qui on a travaillé récemment nous a envoyé un courriel en nous disant que notre projet avait tellement changé les choses que ça lui avait donné un nouveau regain dans sa carrière. C’est très valorisant.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> Pourriez-vous nous décrire une journée type ?</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Chaque jour est différent.  Par exemple, on pourrait commencer la journée en équipe à faire un « brainstorming » sur divers modèles organisationels. Après, on en ferait une ébauche qu’on modifierait lors d’une rencontre de travail avec le client. On a beaucoup de ressources à notre disposition pour lancer une requête ou contacter un spécialiste pour nous éclairer dans un domaine très précis. Tout ce travail se fait sous la supervision de l’Engagement Manager. Chez McKinsey, les horaires de travail sont très variables. En moyenne, on travaille 60 heures semaine. Certains jours, on peut commencer à 8h et terminer à 18h alors qu’une autre journée ça peut aller jusqu’à 23h. La compagnie nous encourage également à prendre du temps pour développer des activités extraprofessionnelles comme le recrutement et l’organisation d’activités tel qu’un encan et un « values day » qui ont lieu chaque année.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> J’aurais du mal à résumer une journée type puisqu’il n’y en a pas. Il n’y a pas tellement de quotidien, c’est très différent d’une journée à l’autre et d’un client à l’autre. Néanmoins, pour donner un exemple, on travaille en ce moment sur un projet opérationnel pour une entreprise manufacturière. On est sur place, chez le client, les deux tiers de notre temps. Le reste du temps, on fait beaucoup de brainstorming dans l’équipe puis on met tout ça sur papier.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. : </span>Pourriez-vous nommer trois qualités requises pour exercer un métier comme le votre ?</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span><br />
1.    Le leadership, à savoir, le goût d’entreprendre, d’inspirer et de motiver les autres.<br />
2.    Les compétences interpersonnelles. Par exemple, les habiletés de communication, l’impact personnel.<br />
3.    La résolution de problème.  En d’autres mots, la capacité à décortiquer, à conceptualiser et à trouver des solutions innovatrices à un problème.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :<br />
</span>1.    La capacité à résoudre les problèmes. Il faut pouvoir comprendre rapidement, structurer et synthétiser des problèmes de haut niveau.<br />
2.    Le leadership également. On travaille toujours en équipe et sans cesse avec des gens. Il faut avoir d’une part, une capacité d’influencer positivement les autres et d’autre part, une capacité à défendre son point de vue.<br />
3.    Le dépassement de soi. On doit vouloir dépasser ses propres limites tout le temps.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> Quelle a été votre plus grande satisfaction parmi les projets sur lesquels vous travaillez ?</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Quand on travaille en consultation, ce qui est très valorisant, c’est de voir l’impact de notre travail pour nos clients. Je pense notamment à un des derniers projets sur lesquels on a travaillé.  C’était une planification stratégique du type « blue print ».  On a été très satisfait de constater que les clients ont implantés la majeure partie des recommandations et que les résultats ont été significatifs.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> Récemment, j’ai travaillé sur un mandat pour une institution financière américaine qui voulait mettre en place, dans un quartier pauvre de Chicago, des services sous trois volets. Premièrement, des services communautaires, par exemple, de l’aide à la recherche d’emploi ou à la préparation de déclaration de revenus. Deuxièmement, des services financiers communs comme des cartes de crédits. Et troisièmement, de la formation comme de la gestion de finances personnelles. Après quatre mois de travail, le projet a connu un fort succès avec un grand apport pour la communauté de ce quartier.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> De plus en plus d’étudiants d’universités et d’écoles de commerces à travers le monde se montrent intéressés par les métiers de la consultation et McKinsey &amp; Company incarne l’une des plus prestigieuses compagnies dans le domaine. Quel regard portez-vous sur ce phénomène croissant ? </em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Ce qui est sûr, c’est que le marché de la consultation est en croissance. Je pense que les entreprises voient de la valeur à embaucher des consultants qui apportent non seulement une perspective différente, mais aussi une expertise – meilleures pratiques – dans des secteurs précis. Concernant McKinsey spécifiquement, la mission de la firme consiste à aider nos clients à améliorer leur performance de façon exceptionnelle et durable, et bâtir une firme permettant d’attirer, de développer et de retenir des hommes et des femmes remarquables.  La firme s’est positionnée sur un marché de grandes entreprises de type Fortune 500. Elle est aussi extrêmement sélective dans son recrutement et incarne un critère de talent pour ceux qui s’intéressent à venir y travailler. Enfin, le réseau de contact McKinsey qu’on développe est très solide et représente aussi un avantage pour la firme.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> Dans une école comme HEC Montréal, la consultation a eu pas ou peu de visibilité. Par contre, le domaine a toujours suscité un grand intérêt parmi les étudiants d’universités américaines. Donc je dirais qu’HEC rattrape son retard. J’ai aussi l’impression qu’il y a des vagues parmi les étudiants. Dans la fin des années 90, tout le monde voulaient travailler pour une startup. Puis après la bulle au début des années 2000, les étudiants se sont mis à s’intéresser au Venture Capital et au Private Equity. Après c’est les hedge funds qui ont eu la côte. Et maintenant que les marchés plantent, j’ai l’impression que la tendance va revenir à la consultation. C’est un phénomène très universitaire.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">A.N. :</span> A-t-on de plus en plus besoin de consultants dans les organisations ? </em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">N.B. :</span> Le besoin des organisations, c’est la valeur ajoutée que peut leur apporter les consultants. Les mandats s’ajustent selon ces besoins qui ont évolués au cours des dernières années. Les problèmes organisationnels étant de plus en plus mondiaux, les consultants doivent être également de plus en plus internationaux. Par ailleurs, la valeur ajoutée, elle est d’une part dans la solution, mais aussi dans les processus pour la mettre en œuvre, en étroite collaboration avec le client.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">M.A. :</span> Ce qui est sûr c’est que le métier de consultant change. Aujourd’hui, ce qui n’était pas le cas il y a 20 ou 30 ans, aucune entreprise n’a recours à des consultants si les solutions développées ne sont pas implémentés dans l’entreprise. Le travail va donc plus loin. On ne peut plus se contenter d’une réponse théorique, les projets doivent pouvoir être mis en œuvre par l’organisation. Ça demande donc une relation de plus long terme. D’ailleurs, certaines compagnies ont de plus en plus recours à des consultants sur une base annuelle. D’un autre côté, pour rejoindre ce qui vient d’être dit, les compagnies ne se comparent plus seulement à leurs concurrents canadiens ou américains mais se comparent à leurs concurrents sur la planète. On a donc besoin de consultants qui peuvent apporter des solutions aux questions d’internationalisation.</p>
<p><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/ma.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-798" title="ma" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/ma-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong>Maxime Aucoin</strong><br />
Diplômé HEC Montréal, B.A.A (2000)<br />
Consultant, McKinsey &amp; Company</p>
<p><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/nb.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-802" title="nb" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/nb-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong>Natasha Bergeron</strong><br />
Diplômée HEC Montréal, MBA (2008)<br />
Consultante, McKinsey &amp; Company</p>
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		<title>Entrevue avec Jeremy Siegel</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2008/11/05/entrevue-avec-jeremy-siegel/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 01:40:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

		<category><![CDATA[jeremy siegel wharton school business hec montreal montréal intérêt journal étudiant finance crise banques]]></category>

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Jeremy Siegel, surnommé « The Wizard of Wharton », a accordé une entrevue de 20 minutes à L’Intérêt. Influent penseur américain de la finance, sa voix porte dans les plus grands médias comme CNN et le New York Times. L’Intérêt a voulu connaître la position du financier sur des enjeux allant au-delà du méandre actuel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table style="height: 160px;" border="0" width="600">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: left;" width="60%"><strong>Jeremy Siegel, surnommé « The Wizard of Wharton », a accordé une entrevue de 20 minutes à L’Intérêt. Influent penseur américain de la finance, sa voix porte dans les plus grands médias comme CNN et le New York Times. L’Intérêt a voulu connaître la position du financier sur des enjeux allant au-delà du méandre actuel sur les marchés : les liquidités du plan Paulson, l’économie réelle, les parachutes dorés et l’idéologie anti-régulation.</strong></td>
<td style="text-align: left;" width="40%"><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/siegel.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-651" title="siegel" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/siegel-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></td>
<td style="text-align: left;" width="40%"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong>Jusqu’où l’état américain pourra-t-il injecter des liquidités dans le marché financier avec l’argent des contribuables? </strong><br />
Les 700 milliards du plan Paulson généreront un retour sur l’investissement. Avec ce plan, le trésor américain achètera des actions et des placements des compagnies dans la tourmente. Aujourd’hui, le problème de liquidité vient de la frilosité des entreprises à prêter et à investir : les institutions conservent leurs réserves monétaires. La priorité est donc de fournir des liquidités au système. Mais une fois la confiance rétablie, les liquidités afflueront à nouveau, et l’État américain pourra récupérer l’argent du plan Paulson. N’ayez crainte au sujet de l’inflation, elle devrait rester stable.</p>
<p><strong>On commence à voir la consommation diminuer aux États-Unis. La crise générera-t-elle un effet de spirale sur l’économie, à savoir une baisse des revenus des entreprises, une réduction de la production qui entraînera dans son sillon les prix des matières premières?</strong><br />
Le taux de chômage s’élève à 6,1 % en ce moment aux États-Unis. J’entrevois qu’il grimpera à 7 % ou 8 % d’ici les prochains trimestres. Par ailleurs, considérant le ralentissement de la consommation, je m’inquiète des résultats subséquents à la période du temps des fêtes pour le secteur du commerce de détail. Les consommateurs jouiront sûrement d’importants rabais et des prix réduits sur leurs achats de Noël.<br />
En somme, il n’y aura pas chute en spirale, aussi longtemps que les liquidités seront au rendez-vous.  Par exemple, en 1930, on a assisté à une carence de liquidités. Le chômage a atteint des taux astronomiques. Aujourd’hui, la situation est tout autre. Il reste des biens à acheter. Toutefois, la Chine peut s’inquiéter d’une diminution du nombre d’acheteurs pour sa production. Ils devront certainement baisser leurs prix.</p>
<p><strong>Les prix des produits chinois sont déjà parmi les plus bas au monde. La main d’œuvre chinoise ne va-t-elle pas en pâtir?</strong><br />
Ils subiront une pression supplémentaire (They will be squeezed). Le reste du monde aussi.<br />
Le gouvernement américain devrait abaisser les impôts pour maintenir la consommation et augmenter le pouvoir d’achat des contribuables. L’État sera peut-être contraint de créer des chantiers publics pour relancer l’emploi.<br />
Assisterons-nous à un retour vers une économie fondée sur la production de biens tangibles?<br />
Les économies, lorsqu’elles atteignent un certain stade de développement, évoluent des biens vers les services. Nous devons distinguer le réel du tangible. Un service peut être réel et intangible à la fois. Gardons-nous de conclure que ce qui est tangible n’est pas réel.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Selon certaines statistiques, 600 milliards auraient été versés en salaires et bonus aux dirigeants américains l’année dernière. Le plan de sauvetage de Paulson s’élève à 700 milliards. N’est-il pas illogique de ne solliciter que le contribuable américain pour contrer la crise financière, créée en partie par ceux qui ont empoché les milliards?</strong><br />
N’oublions pas une chose : beaucoup de cet argent a été versé en actions, dont la plupart ont plongé avec la crise. Les  dirigeants ont souffert eux aussi, ils se sont appauvris avec la crise.  Certaines actions, comme celles de Lehman Brothers valent même zéro!</p>
<p><strong>Intervention de Michel Lemay, directeur du réseau HEC :<br />
Nous n’allons quand même pas les plaindre!</strong><br />
JS : Bien sûr que non, je ne les plains pas. Je ne défends pas ces rémunérations démesurées.(…)<br />
Néanmoins, la demande pour les services financiers reste très forte. On aura toujours besoin de capitaux de risque, de service de courtage, d’IPO (initial public offerings)… La finance permet l’émergence de nouveaux entrepreneurs dans une économie.<br />
Certains placent la dérèglementation au cœur des causes de cette crise financière. Va-t-on vers un équilibre entre le libre marché et l’encadrement des institutions?<br />
Où était le risque? Voilà la question négligée par ceux qui auraient dû se la poser. Les personnes chargées de la règlementation, Alan Greenspan notamment, auraient dû surveiller le risque, et ils ne l’ont pas fait. Les investisseurs n’ont pas couvert le risque encouru, dont ils étaient plus ou moins conscients d’ailleurs.</p>
<p><strong>L’idéologie de libre marché de Milton Friedman a eu une influence considérable sur la pensée économique américaine.  Les républicains répugnent aujourd’hui à intervenir dans l’économie avec un plan de sauvetage.  Y a-t-il un problème d’idéologie aux États-Unis? </strong><br />
(5 secondes d’hésitation) Non. Nous avons choisi le libre marché. Ce choix implique des fluctuations, des cycles, des crises. Ça en vaut la peine. C’est le prix que nous payons. L’espace d’une vie, nous bénéficions des bienfaits du libre marché. À long terme, un portefeuille d’actions diversifié suit une tendance haussière, et garantit un rendement quasi-certain.</p>
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		<title>Une perle pêchée pour vous…</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 14:39:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Titre : Les pêcheurs de perles, Georges Bizet (1863)
Mise en scène : Andrew Sinclair
Programmation : Le 5, 8, 10 et 13 novembre 2008 à 20h à L’Opéra de Montréal, Salle Wilfried Pelletier.
Les lumières s’éteignent, la scène s’illumine d’un décor des plus riches en couleurs, l’orchestre commence à entonner les premières notes et la salle comble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_625" class="wp-caption alignleft" style="width: 309px"><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-625" title="yves renaud" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-1-299x300.jpg" alt="" width="299" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Yves Renaud</p></div>
<p><strong>Titre : Les pêcheurs de perles, Georges Bizet (1863)</strong></p>
<p><strong>Mise en scène : Andrew Sinclair</strong></p>
<p><strong>Programmation : Le 5, 8, 10 et 13 novembre 2008 à 20h à L’Opéra de Montréal, Salle Wilfried Pelletier.</strong></p>
<p>Les lumières s’éteignent, la scène s’illumine d’un décor des plus riches en couleurs, l’orchestre commence à entonner les premières notes et la salle comble se laisse emporter dans la mise en scène d’Andrew Sinclair de l’opéra au parfum exotique de Georges Bizet : Les pêcheurs de perles.</p>
<p>Si l’intrigue – deux amis qui se disputent le cœur d’une femme - est un peu légère, la performance artistique et musicale est un vrai bonheur pour les novices comme pour les amateurs. La mise en scène a voulu dépasser le cadre de la fin du 19e siècle pour donner une touche beaucoup plus folklorique mais non moins pesante à l’œuvre de Bizet.</p>
<p>On apprécie l’originalité des couleurs éclatantes du décor et des costumes imaginés par la créatrice Zandra Rhodes « qui a vu en la matière un élément ouvert à l’interprétation et a créé un monde imaginaire outremer aux antipodes de la réalité ».  Les comédiens et danseurs ainsi vêtus hauts en couleur vous offrent un voyage de 2 heures dans une histoire au cœur de la ville de Ceylan, imaginée par Bizet (qui n’y avait d’ailleurs jamais mis les pieds) lorsqu’il créa cet opéra pour le Théâtre Lyrique de Paris en 1863.</p>
<p>Une très belle soirée à ceux qui sentent l’envie de délaisser une bonne soirée en boîte pour l’originalité d’un bel opéra…</p>
<div id="attachment_626" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-626" title="yrenaud-2" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-2-300x272.jpg" alt="Photo de Yves Renaud" width="300" height="272" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de Yves Renaud</p></div>
<div id="attachment_627" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-3.jpg"><img class="size-medium wp-image-627" title="yrenaud-3" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/yrenaud-3-300x265.jpg" alt="Photo de Yves Renaud" width="300" height="265" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de Yves Renaud</p></div>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Portrait de Michel Beaudet, fondateur des « Têtes à Claques » et de Salambo Productions</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2008/10/06/portrait-de-michel-beaudet-fondateur-des-%c2%ab-tetes-a-claques-%c2%bb-et-de-salambo-productions/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<category><![CDATA[têtes à claques]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que Michel Beaudet s’apprête à devenir papa, il lui vient l’idée de créer des petites figurines animées sur ordinateur pour amuser ses futurs enfants. Il commence à monter des clips vidéo avec des figurines de grenouilles parlantes et cherche rapidement à améliorer ses techniques de montage en simplifiant le processus d’animation de la bouche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alors que Michel Beaudet s’apprête à devenir papa, il lui vient l’idée de créer des petites figurines animées sur ordinateur pour amuser ses futurs enfants. Il commence à monter des clips vidéo avec des figurines de grenouilles parlantes et cherche rapidement à améliorer ses techniques de montage en simplifiant le processus d’animation de la bouche et des yeux. « L’animation de la bouche et des yeux est l’opération la plus complexe du montage : j’ai donc décidé d’apposer les miens sur mes personnages à des fins de simplification », nous déclare Michel Beaudet. L’idée fait sensation auprès de son entourage, les réputées « Têtes à Claques » étaient nées&#8230; </strong></p>
<p>Il continue alors à créer des clips tranquillement puis, au bout de sept capsules, il enregistre un DVD pour le soumettre à des maisons de production en utilisant son ancien réseau de contacts. Connaissant très bien le secteur de la publicité et de la télévision, Michel Beaudet savait alors que les délais étaient extrêmement longs avant de se voir accepté sur un programme télévisé. Finalement, sans attendre de voir ses clips diffusés sur l’une des grandes chaines canadiennes et avec l’idée que « la vidéo se tourne de plus en plus vers le web », Michel se lance seul et entreprend de diffuser ses clips sur un site web créé pour l’occasion avec l’aide d’un ami. « À 39 ans, j’avais travaillé 15 ans dans le domaine de la publicité, j’avais envie de changement et pourquoi pas de créer mon propre studio d’animation », nous confie-t-il. Le 16 août 2006, c’est chose faite : il envoie un courriel à 50 amis et connaissances de son ancien milieu professionnel et publie 18 capsules des « Têtes à claques » en créant Salambo Productions Inc. avec la ferme idée que ses petites figurines vont connaître un franc succès. Il décide alors de publier un clip par semaine. Dès les premiers jours, le phénomène des « Têtes à claques » se diffuse rapidement sur le web et le site réalise 500 000 visiteurs en un mois. Pas plus tard que deux semaines après la création du site, il engage deux assistants pour l’aider au montage et à la production en réponse à l’énorme popularité des personnages animés.<br />
Bien que Michel Beaudet ait imaginé que des compagnies de publicité  ou de médias s’intéresseraient  à ses figurines innovatrices, sa ténacité et son audace l’ont finalement poussé à refuser dans un premier temps les offres de grandes compagnies de médias canadiennes pour garder un contrôle sur le lancement de son produit. La croissance du phénomène est très rapide et en trois mois, les « Têtes à Claques » sont devenues l’un des sites francophones les plus importants. A ce moment là, les qualités de gestionnaires de Michel furent mises à l’épreuve face à des obstacles financiers qu’il a fallut régler. Au départ l’hébergement du site web sur un serveur coûtait à Salambo Productions 750 $ par an. Après l’explosion du phénomène, le contrat avec le serveur a dû être révisé pour soutenir le besoin en bande passante du site; il lui en coûtait désormais 4 000 $ non plus par an mais pas mois! Puis trois mois après la mise en ligne des « Têtes à Claques », les frais d’hébergement s’élevaient à 25 000 $ par mois. « Les 3 premiers mois, tout le monde se marrait sauf moi », nous confie Michel.<br />
Pour faire face à ces premiers obstacles, Michel a su habilement utiliser son expérience professionnelle pour mobiliser ses connaissances et développer un modèle d’affaires pour rentabiliser son produit. Sa connaissance de la valeur du « dollar publicitaire » et son million de visiteurs uniques  par mois lui ont permis de rassurer rapidement le monde de la publicité. Début 2007, Salambo Production signe une entente avec la régie publicitaire Olive Canada qui lui assure des revenus fixes et lui permet de se consacrer au développement de son projet. Michel engage plusieurs spécialistes en compression vidéo, en montage, en développement web et toujours dans l’objectif de garder le contrôle, il demande le retrait de ses vidéos sur des diffuseurs publics comme Youtube ou DailyMotion.<br />
Au fil du développement du projet, Michel Beaudet a développé sa vision d’affaires avec l’expertise de son domaine et la connaissance de son environnement. Le succès de ses figurines s’apparente à plusieurs facteurs. Les « Têtes à Claques » sont le premier site québécois humoristique qui lui donne les avantages d’une concurrence inexistante, mais le projet est également précurseur d’une technique d’animation atypique mais très simple qui révèle une « identité visuelle » particulière. Enfin, « les gens se sont retrouvés dans les thèmes de mes clips qui, en fin de compte, pouvaient traiter de tout et n’importe quoi », nous dit Michel. Les « Têtes à Claques » sont désormais largement connues du public québécois et les clips ont même été diffusés régulièrement à la télévision française. Un an après la création des « Têtes à Claques », Salambo Productions a fait affaire avec 47 entreprises différentes. L’équipe de Michel Beaudet compte désormais 13 employés et deux pigistes, et son entreprise (qui jouit d’une bonne santé financière et de l’aide d’aucun créancier) se développe aujourd’hui à l’international en diffusant des clips en anglais avec pour modeste ambition de  « faire partie du paysage anglophone ». Michel cherche à éviter de trop regarder dans le futur, parce qu’il considère la réalité comme différente de celle que l’on attend et voit le développement de son entreprise comme « l’œuvre de chaque jour ». Il entreprend aujourd’hui « une pause dans la création de clips pour se consacrer à un projet plus considérable qui vise à pousser [ses] personnages au maximum de leur potentiel auprès de son public. »</p>
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		<title>5 leçons à tirer de la préparation olympique chinoise</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 03:04:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[chine]]></category>

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Il semble que les retombées des médailles d&#8217;or remportées par la Chine pour les Jeux olympiques 2008 vont se faire ressentir bien après les Jeux. Les légendaires 8 médailles d&#8217;or de Michael Phelps pour l&#8217;équipe américaine a aidé les États-Unis à remonter leur compte de médailles mais pas assez pour préserver leur place de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/09/danseuse.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-293" title="danseuse" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/09/danseuse-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" /></a><!--[if gte mso 9]><xml> Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE </xml><![endif]--><!--[if gte mso 9]><xml> </xml><![endif]--><!--  --><!--[if gte mso 10]> <mce:style><!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ansi-language:EN-US; 	mso-fareast-language:EN-US;} --> <!--[endif]--></p>
<p><strong>Il semble que les retombées des médailles d&#8217;or remportées par la Chine pour les Jeux olympiques 2008 vont se faire ressentir bien après les Jeux. Les légendaires 8 médailles d&#8217;or de Michael Phelps pour l&#8217;équipe américaine a aidé les États-Unis à remonter leur compte de médailles mais pas assez pour préserver leur place de pays obtenant le plus de médailles d&#8217;or aux J.O. depuis la chute de l&#8217;URSS. Même si l&#8217;on retire certaines médailles chinoises pour des doutes d&#8217;arbitrage, le Chine est parvenue à détrôner les États-Unis sur ce terrain faisant des Jeux une grande fête nationale pour l&#8217;affirmation de la Chine comme nouvelle puissance mondiale. Il y a plusieurs explications à ce que l&#8217;on peut appeler le grand éveil chinois :</strong></p>
<p><strong>1.      Un plan ficelé</strong></p>
<p>La Chine avait un plan pour se préparer dès 2001 à recevoir les J.O. de 2008. Un aspect important fut de mettre l&#8217;accent sur les quelque 120 disciplines où les Chinois n&#8217;avaient jamais remporté de succès comme la natation, le vélo ou les sports d&#8217;équipe (volley, football, handball&#8230;).</p>
<p>La Chine s&#8217;est engagée dans des efforts de planification massive pour s&#8217;assurer de la qualité de ses infrastructures. Belles avenues, métros, aéroports, autoroutes et voies ferrées furent construites, les usines polluantes furent fermées et la circulation fut restreinte. Des rivières ont été détournées pour approvisionner Pékin en eau et les standards de pollution ont étés revus. Le CIO a même suggéré à la Chine qu&#8217;elle allait un peu trop loin dans certains aspects de sa planification comme la sécurité et le contrôle des médias, ce qu&#8217;on peut comprendre&#8230;</p>
<p><strong>2.      Des ressources faramineuses</strong></p>
<p>Plus de 40 milliards de dollars furent investis dans les J.O. de Pékin par les Chinois. Certains ajoutent même la somme de 6 millions de dollars dépensée pour chaque athlète médaillé. La Chine n&#8217;a eu de tels moyens financiers que récemment, ce qui ne l&#8217;a pas poussé à chercher à réduire ses coûts, bien au contraire.</p>
<p><strong>3.      Des slogans forts</strong></p>
<p>« China Project 119 » était un slogan simple et clair pour faire valoir les buts de la Chine pour concentrer ses efforts dans les 119 évènements sportifs où elle avait le plus de faiblesses. Le slogan du sponsor officiel Adidas <em>« Impossible is nothing »</em> a été largement relayé dans l&#8217;opinion publique pour soutenir les J.O. de Pékin. De nombreux autres slogans ont fait partie du quotidien chinois avant et pendant les Jeux.</p>
<p><strong>4.      Une motivation hors-pair</strong></p>
<p>Les Chinois ont accompli des choses incroyables dans la modernisation de leur société. Les Jeux ont représenté une opportunité pour les athlètes et le reste du pays de montrer leur grande fierté de manière constructive. Cette forte motivation est renforcée par le besoin de continuer à promouvoir les intérêts de la Chine dans ses frontières et à l&#8217;étranger pour un pays qui fait beaucoup parler de lui et qui souvent doit se confronter à beaucoup d&#8217;inquiétudes.</p>
<p><strong>5.      Une sélection et un entrainement intensifs</strong></p>
<p>Le correspondent pour CBS News, Barry Peterson, a récemment présenté à l&#8217;opinion publique américaine Zhang Huiman, 9 ans, « s&#8217;entrainant à courir 30 km par jour sur sa route solitaire vers les J.O. de 2020 ». Il a aussi décrit la Chine comme une nation « tellement obsédée par l&#8217;or olympique qu&#8217;il en viennent à entraîner 200 000 enfants triés sur le volet dans des écoles d&#8217;État d&#8217;entrainement sportif ». C&#8217;est le même système que les soviétiques utilisaient pour entrainer ses médaillés comme Maria Filatova dans son duel olympique en pleine guerre froide avec les États-Unis. Et le système fonctionne. Même si la star chinoise Liu Xiang a heurté sa première haie à Pékin, créant une grande déception, le système n&#8217;a pas été entaché. Les nombreux médaillés d&#8217;or chinois, haltérophiles, gymnastes et autres étaient là pour compenser largement cet échec.</p>
<p>Il reste donc à voir combien d&#8217;autres médailles d&#8217;or chinoises renforceront les exploits de l&#8217;année 2008. Par contre, ce que nous savons déjà, c&#8217;est que cette année restera dans l&#8217;histoire chinoise comme l&#8217;année où elle a repris le flambeau du pays le plus médaillé d&#8217;or devant les Etats-Unis, qui avaient jusqu&#8217;alors su rester dominants depuis l&#8217;éclatement de l&#8217;URSS en 1991.</p>
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		<title>Flop Auction !</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 20:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

		<category><![CDATA[Idées]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2007, Steve Jobs, le c&#233;l&#232;bre dirigeant d&#8217;Apple, a touch&#233; en guise de r&#233;mun&#233;ration un salaire symbolique de&#8230; un dollar. Et c&#8217;est ainsi depuis 1997&#160;: un dollar de salaire annuel pendant dix ans sans une seule augmentation. Une telle r&#233;mun&#233;ration repr&#233;sente pour une soci&#233;t&#233; comme la n&#244;tre un bel acte de simplicit&#233;, de d&#233;tachement aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En 2007, Steve Jobs, le c&eacute;l&egrave;bre dirigeant d&rsquo;Apple, a touch&eacute; en guise de r&eacute;mun&eacute;ration un salaire symbolique de&hellip; un dollar. Et c&rsquo;est ainsi depuis 1997&nbsp;: un dollar de salaire annuel pendant dix ans sans une seule augmentation. Une telle r&eacute;mun&eacute;ration repr&eacute;sente pour une soci&eacute;t&eacute; comme la n&ocirc;tre un bel acte de simplicit&eacute;, de d&eacute;tachement aux valeurs mat&eacute;rielles et de privation. Mais ce serait oublier les 14 millions de dollars US de stock-options que le dirigeant de la firme californienne a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; s&rsquo;octroyer pour contrebalancer son geste symbolique. H&eacute;las, Steve Jobs n&rsquo;est pas le seul amateur de stock-options et il y a de nombreuses raisons &agrave; cela.</p>
<p class="MsoNormal">Au d&eacute;part, les stock-options repr&eacute;sentaient un outil int&eacute;ressant pour les entreprises innovantes qui ne disposaient pas de capitaux n&eacute;cessaires &agrave; leur financement mais qui d&eacute;siraient attirer les meilleurs dirigeants &agrave; leur t&ecirc;te. Les stock-options furent populaires dans les ann&eacute;es 90 pour cette raison et elles permirent le d&eacute;veloppement de nombreuses &laquo;&nbsp;start-up&nbsp;&raquo;. On voyait aussi dans cet outil un tout autre objectif int&eacute;ressant et tr&egrave;s en vogue aux &Eacute;tats-Unis et en Europe dans le sens o&ugrave; les stock-options alignent les int&eacute;r&ecirc;ts du dirigeant avec ceux de l&rsquo;actionnaire. Le principe est simple&nbsp;: plus la valeur de l&rsquo;action monte, plus la r&eacute;mun&eacute;ration du dirigeant est potentiellement importante et donc plus les dirigeants ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; faire cro&icirc;tre le cours de l&rsquo;action.</p>
<p class="MsoNormal">Jusque l&agrave;, tout le monde est heureux; tout le monde y gagne. Mais les choses sont bien moins simples. En effet, il apparait &eacute;vident que la valorisation d&rsquo;un titre n&rsquo;a parfois rien &agrave; voir avec les efforts des dirigeants. Dans un contexte favorable des march&eacute;s, les dirigeants d&rsquo;entreprises ont &eacute;norm&eacute;ment profit&eacute; des gains tomb&eacute;s du ciel boursier. Par exemple, dans les ann&eacute;es 90, en pleine sp&eacute;culation boursi&egrave;re, la r&eacute;mun&eacute;ration des PDG am&eacute;ricains connaissait une croissance annuelle moyenne de 38 %. Les stock-options &eacute;taient &agrave; la mode et on a vu certaines pratiques curieuses se multiplier. En 1999, John Chambers, dirigeant de Cisco (qui avait lui aussi fait acte de symbolisme en r&eacute;duisant son salaire annuel &agrave; 1 $ US), recevait 6 millions de dollars US de stock-options alors que la m&ecirc;me ann&eacute;e l&rsquo;entreprise perdait un million de dollars. Le pic fut atteint en 2001 lorsque le PDG d&#8217;Oracle Corporation, Larry Ellison, b&eacute;n&eacute;ficia de 701 millions de dollars dans l&rsquo;ann&eacute;e suite &agrave; l&rsquo;exercice de ses stock-options.</p>
<p class="MsoNormal">Les amateurs du &laquo;&nbsp;tout-en-bourse&nbsp;&raquo; n&rsquo;y verront toujours aucun inconv&eacute;nient puisque apr&egrave;s tout, les dirigeants prennent des risques &eacute;normes en confiant leurs r&eacute;mun&eacute;rations au march&eacute; boursier, qui leur ferait moins de cadeau en cas de choc. Et l&agrave; les choses sont encore plus complexes. La plupart des PDG de grandes entreprises &eacute;taient bien trop habiles pour accepter les sanctions du march&eacute; et ils parvenaient &agrave; faire valoir avec succ&egrave;s qu&rsquo;il serait injuste d&rsquo;&ecirc;tre p&eacute;nalis&eacute; pour un effondrement g&eacute;n&eacute;ral de la Bourse. Le seul perdant dans l&rsquo;&eacute;mission de stock-options serait alors l&rsquo;actionnaire. Aux &Eacute;tats-Unis, cet inconv&eacute;nient majeur coupl&eacute; &agrave; certaines affaires de stock-options antidat&eacute;es ont fait l&rsquo;objet de plusieurs plaintes d&rsquo;actionnaires en 2006 sur les conditions d&rsquo;attribution de stock-options aux PDG et de nombreuses entreprises ont commenc&eacute; &agrave; modifier leurs pratiques. En 2004, une &eacute;tude du cabinet Deloitte a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que 75 % des entreprises am&eacute;ricaines remettent en cause leur strat&eacute;gie face &agrave; cet outil de r&eacute;mun&eacute;ration diff&eacute;r&eacute;.</p>
<p><span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Il n&rsquo;en reste pas moins que les stock-options restent tr&egrave;s largement utilis&eacute;es pour r&eacute;mun&eacute;rer les dirigeants d&rsquo;entreprises. Par ailleurs, les &Eacute;tats-Unis sont depuis longtemps une source d&rsquo;innovation dans tous les domaines&nbsp;: leurs id&eacute;es, leurs produits s&rsquo;exportent. Leurs outils financiers &eacute;galement, au grand dam des Europ&eacute;ens. Une &eacute;tude de Hay Group sur les 50 premiers patrons europ&eacute;ens, publi&eacute;e le 1<sup>er</sup> f&eacute;vrier dernier, met au jour les salaires de ces dirigeants. Les Fran&ccedil;ais sont les mieux plac&eacute;s dans le classement et &laquo;&nbsp;c&#8217;est [aussi] en France que la part des stock options dans la r&eacute;mun&eacute;ration totale est la plus &eacute;lev&eacute;e d&rsquo;Europe, m&ecirc;me par rapport aux &Eacute;tats-Unis. &raquo; Une &eacute;tude qui tombe tr&egrave;s mal, au moment o&ugrave; Daniel Bouton, rendu c&eacute;l&egrave;bre mondialement en une semaine pour &ecirc;tre dirigeant de la Soci&eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;rale, empoche 7 millions d&#8217;euros suite &agrave; la cession de ses stock-options au 31 d&eacute;cembre 2007.</span></p>
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		<title>Environnement vs. Economie : Avons-nous de bonnes raisons d’être pessimistes ?</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2007 13:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

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		<category><![CDATA[environnement]]></category>

		<category><![CDATA[étudiant]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;heure ou les probl&#232;mes environnementaux et leurs liens &#233;troits avec le caract&#232;re illimit&#233; de l&#8217;&#233;conomie mondiale semble gagner les sensibilit&#233;s, la rh&#233;torique m&#233;diatique se fait couramment l&#8217;adepte d&#8217;un &#171;&#160;catastrophisme&#160;&#187; tr&#232;s souvent injustifi&#233; en mati&#232;re d&#8217;environnement. Essayons de tracer, &#224; raison gard&#233;e, les traits que pourrait prendre le rapport de d&#233;pendance Economie/Environnement sur le courant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b style="">A l&rsquo;heure ou les probl&egrave;mes environnementaux et leurs liens &eacute;troits avec le caract&egrave;re illimit&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale semble gagner les sensibilit&eacute;s, la rh&eacute;torique m&eacute;diatique se fait couramment l&rsquo;adepte d&rsquo;un &laquo;&nbsp;catastrophisme&nbsp;&raquo; tr&egrave;s souvent injustifi&eacute; en mati&egrave;re d&rsquo;environnement. Essayons de tracer, &agrave; raison gard&eacute;e, les traits que pourrait prendre le rapport de d&eacute;pendance Economie/Environnement sur le courant du XXI<sup>&egrave;me </sup>si&egrave;cle.<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">Ouragan, d&eacute;luge, tornade, tsunami, fonte des neiges, inondation, mont&eacute;e des eaux, s&eacute;cheresse, disparition d&rsquo;esp&egrave;ces vivantes, r&eacute;chauffement climatique &hellip; Voici un bref aper&ccedil;u du lexique m&eacute;diatique actuel, sur les questions environnementales, qui semble orienter peu &agrave; peu les opinions publiques sur l&rsquo;id&eacute;e que &laquo;&nbsp;le monde arrive au seuil de l&rsquo;irr&eacute;versible&nbsp;&raquo; pour reprendre les termes du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais Jacques Chirac. On en vient parfois &agrave; tout mettre, &agrave; tort, sur le compte de l&rsquo;activit&eacute; humaine, bas&eacute;e sur un mod&egrave;le &eacute;conomique inadapt&eacute; &agrave; son environnement et qui cr&eacute;&eacute; du d&eacute;veloppement &agrave; externalit&eacute;s n&eacute;gatives (pollution, surexploitation agricole etc.). Cependant, on peut aujourd&rsquo;hui pr&ecirc;ter attention &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence<span style="">&nbsp; </span>d&rsquo;une opinion publique mondiale (qui n&rsquo;existait pas il y a 20 ans) sensibilis&eacute;e &agrave; ces probl&egrave;mes gr&acirc;ce aux efforts de la communaut&eacute; scientifique internationale et des ONG (Greenpeace et autres&hellip;) en parvenant peu &agrave; peu &agrave; marginaliser les n&eacute;gationnistes ou &agrave; tenter d&rsquo;orienter dans le bon sens les comportements les plus individualistes (pour ne pas dire &eacute;go&iuml;stes). Entre autre, du film documentaire d&rsquo;Al Gore (<i style="">An inconvenient truth</i>), on gardera en t&ecirc;te le mont Kilimandjaro enneig&eacute; et le mont Kilimandjaro sans neige comme l&rsquo;image d&rsquo;une mutation profonde des conditions environnementales &agrave; l&rsquo;heure actuelle. C&rsquo;est justement dans ce m&ecirc;me documentaire (en esp&eacute;rant que vous n&rsquo;avez pas manqu&eacute; de le voir lors des projections d&rsquo;HumaniTERRE), qu&rsquo;Al Gore pr&eacute;sente trois sc&eacute;narios sur l&rsquo;&eacute;volution du rapport de l&rsquo;humanit&eacute; avec ses activit&eacute;s &eacute;conomiques et le probl&egrave;me de l&rsquo;environnement. Le premier sc&eacute;nario envisage la possibilit&eacute; de l&rsquo;ignorance la plus compl&egrave;te de cette question&nbsp;: la croissance de l&rsquo;&eacute;conomie du XXI<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle pr&eacute;serve son rythme effr&eacute;n&eacute; et on court au d&eacute;sastre. Le deuxi&egrave;me pr&eacute;voit qu&rsquo;on puisse parvenir &agrave; limiter les d&eacute;g&acirc;ts tandis que le troisi&egrave;me sc&eacute;nario se penche sur l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une introversion de nos soci&eacute;t&eacute;s sur leur activit&eacute; &eacute;conomique qui modifierait peu &agrave; peu les processus de production pour les rendre, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de la plan&egrave;te, en ad&eacute;quation avec l&rsquo;environnement. Ce dernier sc&eacute;nario est-il pertinent&nbsp;?</p>
<p class="MsoNormal">Autant que le d&eacute;veloppement des pays les moins avanc&eacute;s du monde ne se fera pas quand les consommateurs auront tous choisi de boire du caf&eacute; Max Haavelar, le changement vers un d&eacute;veloppement durable ne sera pas seulement la juxtaposition des initiatives individuelles, bien que louables. Au-del&agrave;, ce changement devra n&eacute;cessairement &ecirc;tre le r&eacute;sultat de l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un projet politique mondial visant la r&eacute;vision du &laquo;&nbsp;mode d&rsquo;emploi&nbsp;&raquo; dans nos mani&egrave;res d&rsquo;aborder l&rsquo;&eacute;conomie. D&rsquo;o&ugrave; cette autre grande question, le capitalisme mondial est-il capable de supporter de si profonds changements&nbsp;? Il est tr&egrave;s difficile d&rsquo;y r&eacute;pondre. Certaines innovations seront tr&egrave;s certainement au c&oelig;ur de ces mutations. A l&rsquo;heure actuelle, on s&rsquo;entend facilement sur le diagnostic mais les choses deviennent plus probl&eacute;matiques quant aux solutions. Par exemple, on parvient difficilement &agrave; imaginer de mani&egrave;re durable une production &eacute;nerg&eacute;tique verte sur la base des &eacute;oliennes qui sont tr&egrave;s peu rentables (5000 &eacute;oliennes ont la m&ecirc;me capacit&eacute; de production qu&rsquo;une centrale nucl&eacute;aire), ou encore du nucl&eacute;aire qui limiterait les &eacute;missions de GES<a title="" name="_ftnref1" href="#_ftn1" style=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style=""><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> mais qui posent d&rsquo;autres probl&egrave;mes environnementaux (retraitements de d&eacute;chets) et politiques (risques d&rsquo;instabilit&eacute;). Les biocarburants apparaissent comme une solution mais ils conduiraient, s&rsquo;ils &eacute;taient amen&eacute;s &agrave; remplacer le p&eacute;trole, &agrave; une surexploitation agricole quasi d&eacute;lirante ou les champs de colza feraient partie du paysage de tous les pays du monde. Pour combler ce manque, les milieux d&rsquo;&eacute;conomistes ont imagin&eacute; l&rsquo;&eacute;co-taxe, soit la politique du pollueur-payeur qui parait une bonne initiative m&ecirc;me si la &laquo;&nbsp;fiscalisation&nbsp;&raquo; du probl&egrave;me n&rsquo;est pas une solution, du moins tant que les recettes ne financent pas les initiatives &eacute;cologiques. A ce jour, l&rsquo;&eacute;tat des avanc&eacute;s est donc trop limit&eacute; pour permettre &agrave; nos &eacute;conomies les transformations auxquelles tous aspirent. C&rsquo;est pourquoi, &agrave; ce stade, il nous reste beaucoup de raisons d&rsquo;&ecirc;tre pessimistes sur les solutions &agrave; apporter et leur cr&eacute;dibilit&eacute; dans leur mise en &oelig;uvre.</p>
<p class="MsoNormal">N&eacute;anmoins, ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois que le capitalisme mondial subit de si profondes mutations. A titre d&rsquo;exemple&nbsp;: la Traite des noirs &agrave; partir du XV<sup>&egrave;me </sup>si&egrave;cle, qui faisait fonctionner tout un syst&egrave;me commercial (le commerce triangulaire) entre les pays concern&eacute;s, a fini fort heureusement par s&rsquo;&eacute;crouler au XIX<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle gr&acirc;ce &agrave; une prise de conscience, d&rsquo;abord, d&rsquo;une couche limit&eacute;e de l&rsquo;opinion publique, puis finalement, d&rsquo;une modification des fa&ccedil;ons de penser et on a remis en cause un syst&egrave;me &eacute;tabli en jugeant immoral et inhumain le processus. Ce f&ucirc;t l&rsquo;abolitionnisme, l&rsquo;esclavage devenait ill&eacute;gal. Qui remettrait en cause aujourd&rsquo;hui la n&eacute;cessit&eacute; de l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage&nbsp;? Voil&agrave; un exemple qui fait s&rsquo;&eacute;vaporer l&rsquo;id&eacute;e de bons nombres de pessimistes selon laquelle le pouvoir de l&rsquo;argent est celui qui domine le monde depuis toujours. Et pour en revenir au sujet, le d&eacute;veloppement durable serait, selon nos fameux pessimistes, une utopie qui ne se confronte pas longtemps au pouvoir des multinationales, qui pour certaines concilient sous bonne conscience profit et d&eacute;gradation de l&rsquo;environnement. Le changement des m&oelig;urs est incontestablement la cl&eacute; du changement. Le d&eacute;fit implique &eacute;galement qu&rsquo;on multiplie encore les efforts dans la recherche et qu&rsquo;on parvienne &agrave; contr&ocirc;ler la croissance des &eacute;conomies pour garantir une allocation des ressources sur un crit&egrave;re vert. Le XXI<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle n&rsquo;est cependant pas &agrave; l&rsquo;abri d&rsquo;un retour des id&eacute;ologies totalitaires sur la base de l&rsquo;&eacute;cologie puisque&nbsp;: qui dit contr&ocirc;le de la croissance dit contr&ocirc;le des initiatives individuelles. Va-t-on parvenir &agrave; imposer le protocole de Kyoto&nbsp;(n&rsquo;oublions pas que la question de la pollution ne se soucie pas des fronti&egrave;res)? Va-t-on cr&eacute;er une &laquo;&nbsp;ONU de l&rsquo;environnement&nbsp;&raquo;&nbsp;? Sommes-nous capables de modifier notre mod&egrave;le &eacute;conomique, notre conception du progr&egrave;s et peut-&ecirc;tre de donner au capitalisme un sens et un syst&egrave;me de valeurs qui l&rsquo;encadrent&nbsp;? Voil&agrave;, en sachant &eacute;carter les sc&eacute;narios apocalyptiques, un grand d&eacute;fi &agrave; relever avec optimisme&nbsp;!</p>
<div style=""><!--[if !supportFootnotes]--><br clear="all" /></p>
<hr width="33%" size="1" align="left" />
<!--[endif]--></p>
<div id="ftn1" style="">
<p class="MsoFootnoteText"><a title="" name="_ftn1" href="#_ftnref1" style=""><span class="MsoFootnoteReference"><span style=""><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Gaz &agrave; effet de serre.</p>
</div>
</div>
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		<title>Les élections québécoises : la tentation souverainiste</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Mar 2007 13:28:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;approche des &#233;lections, le sujet de la souverainet&#233; de la Belle Province revient remplir les colonnes de la presse. A ce propos, Le PQ affiche clairement sa volont&#233; de s&#8217;orienter vers l&#8217;ind&#233;pendance alors que les autres partis sont plus nuanc&#233;s. A l&#8217;heure de la mondialisation et de la multiplication des interd&#233;pendances, un tel sc&#233;nario [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b style="">A l&rsquo;approche des &eacute;lections, le sujet de la souverainet&eacute; de la Belle Province revient remplir les colonnes de la presse. A ce propos, Le PQ affiche clairement sa volont&eacute; de s&rsquo;orienter vers l&rsquo;ind&eacute;pendance alors que les autres partis sont plus nuanc&eacute;s. A l&rsquo;heure de la mondialisation et de la multiplication des interd&eacute;pendances, un tel sc&eacute;nario est-il souhaitable&nbsp;? Le but du pr&eacute;sent article n&rsquo;est pas de prendre partie pour ou contre la question de la souverainet&eacute; du Qu&eacute;bec mais d&rsquo;essayer d&rsquo;en &eacute;clairer les principaux enjeux.<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal">Le Canada est, d&egrave;s sa cr&eacute;ation, un pays multiculturel, h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne qui parvient &agrave; faire cohabiter diff&eacute;rents peuples avec leurs propres cultures et langues. Ce sont ces diff&eacute;rences qui marquent la particularit&eacute; m&ecirc;me du Canada. La conf&eacute;d&eacute;ration canadienne c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;union d&rsquo;origines culturelles diverses&nbsp;: les anglophones protestants avec les francophones catholiques&nbsp;au milieu d&rsquo;autochtones. C&rsquo;est ensuite le progr&egrave;s vers le multiculturalisme o&ugrave; le respect et la protection des droits des minorit&eacute;s sont primordiaux. Pour les f&eacute;d&eacute;ralistes composer et progresser dans le respect des diff&eacute;rences sont au c&oelig;ur de la force et de la particularit&eacute; canadienne. On peut tr&egrave;s bien concevoir l&rsquo;exactitude de cet aspect quand on aborde la question de la souverainet&eacute; du Qu&eacute;bec. N&eacute;anmoins, il est incontestable que le Qu&eacute;bec forme une identit&eacute;, une culture et un peuple particuliers et la langue fran&ccedil;aise vient marquer davantage encore cette diff&eacute;renciation. Alors pour ou contre l&rsquo;autonomie du Qu&eacute;bec&nbsp;?</p>
<p class="MsoNormal">Le d&eacute;bat est d&rsquo;abord mitig&eacute; sur les questions d&rsquo;ordre &eacute;conomique. Tr&egrave;s globalement, d&eacute;limiter des fronti&egrave;res c&rsquo;est compliquer la bonne r&eacute;alisation des &eacute;changes. Il est clair que ce genre de bouleversements ne pla&icirc;t pas beaucoup aux investisseurs. A court terme, il est fort probable que le Qu&eacute;bec &eacute;prouve de nombreuses difficult&eacute;s &eacute;conomiques, mais ces difficult&eacute;s sont peu importantes quand on appuie sur leur caract&egrave;re provisoire. Les &eacute;changes avec le reste d&rsquo;une Canada, les Etats-Unis (plus de 80% des exportations de la Belle Province se font vers les Etats-Unis) et le reste du monde n&rsquo;ont pas tellement de raisons de s&rsquo;arr&ecirc;ter si le Qu&eacute;bec devient ind&eacute;pendant. Qui dit &eacute;conomie, dit &eacute;galement politique &eacute;conomique. Les partisans d&rsquo;un Canada uni plaident pour que le Canada p&egrave;se d&rsquo;une seule voix en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;conomie pour b&eacute;n&eacute;ficier au plus grand nombre. Du c&ocirc;t&eacute; des souverainistes, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de mener sa propre politique &eacute;conomique en pr&eacute;levant ses propres imp&ocirc;ts (pour en faire son propre usage) tout en pr&eacute;servant des liens &eacute;conomiques importants avec le Canada. Egalement, il semblerait qu&rsquo;avec la mondialisation, l&rsquo;heure est plut&ocirc;t au rassemblement qu&rsquo;&agrave; la division. Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;au contraire, la mondialisation permettrait de faire valoir les particularit&eacute;s dans un monde interd&eacute;pendant.</p>
<p class="MsoNormal">Les choses se compliquent encore quand on prononce le mot &laquo;&nbsp;nation&nbsp;&raquo;. Depuis le 27 novembre 2006, une motion permet au Qu&eacute;bec d&rsquo;&ecirc;tre reconnu comme &laquo;&nbsp;nation dans un Canada uni&nbsp;&raquo;. On a du mal &agrave; ne pas percevoir l&rsquo;aspect peu commun de ce genre de mesure&nbsp;: le Qu&eacute;bec<span style="">&nbsp; </span>est reconnu comme nation dans la nation. Selon la d&eacute;finition de l&rsquo;Office Qu&eacute;b&eacute;cois de la langue fran&ccedil;aise, une nation est &laquo;&nbsp;un groupement humain important &eacute;tabli g&eacute;n&eacute;ralement sur un m&ecirc;me territoire, partageant un sentiment d&#8217;appartenance, de m&ecirc;me que des liens historiques, linguistiques, culturels ou religieux plus ou moins communs&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui, et ce depuis la <i style="">r&eacute;volution tranquille</i>, ce sentiment d&rsquo;appartenance qui pousse une partie de l&rsquo;opinion publique qu&eacute;b&eacute;coise &agrave; vouloir s&rsquo;adresser au reste du monde avec une voix qui lui est personnelle. On se rend facilement compte, par exemple, que les qu&eacute;b&eacute;cois paraissent sensibilis&eacute;s aux questions environnementales ou encore qu&rsquo;ils ont pes&eacute; lourd pour un refus de l&rsquo;engagement en Irak. Pour une autre partie de l&rsquo;opinion publique, ces particularismes ne suffisent pas &agrave; faire du Qu&eacute;bec un pays &agrave; part enti&egrave;re, en refusant de tourner le dos au pari, de presque 150 ans, du f&eacute;d&eacute;ralisme canadien.</p>
<p class="MsoNormal">Ce l&eacute;ger aper&ccedil;u de la complexit&eacute; du sujet me permet donc de dire que la souverainet&eacute; du Qu&eacute;bec continuera tr&egrave;s certainement &agrave; diviser le peuple qu&eacute;b&eacute;cois pendant de nombreuses ann&eacute;es.</p>
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		<title>L’écologie : une nouvelle manière d’aborder l’urbanisme de demain.</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2007/03/06/173/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2007 13:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antoine Nivard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Affaires]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui au c&#339;ur de la sph&#232;re m&#233;diatique pour ses performances &#233;conomiques mais aussi pour ses faiblesses en mati&#232;re de d&#233;veloppement durable, la Chine aborde aujourd&#8217;hui une nouvelle id&#233;e de l&#8217;urbanisme avec le projet de la premi&#232;re ville &#233;cologique au monde&#160;: Dong Tan. Cette &#233;co-ville (dont la naissance est pr&#233;vue pour 2010) se veut une v&#233;ritable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b style=""><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%;">Aujourd&rsquo;hui au c&oelig;ur de la sph&egrave;re m&eacute;diatique pour ses performances &eacute;conomiques mais aussi pour ses faiblesses en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement durable, la Chine aborde aujourd&rsquo;hui une nouvelle id&eacute;e de l&rsquo;urbanisme avec le projet de la premi&egrave;re ville &eacute;cologique au monde&nbsp;: Dong Tan. Cette &eacute;co-ville (dont la naissance est pr&eacute;vue pour 2010) se veut une v&eacute;ritable &laquo;&nbsp;cit&eacute; verte&nbsp;&raquo; avec comme ma&icirc;tre-mot&nbsp;: le d&eacute;veloppement durable. Ce projet, qui pourrait ensuite en inspirer bien des semblables, permettrait &agrave; la Chine de donner un bon exemple en mati&egrave;re d&rsquo;innovation &eacute;cologique.<o:p></o:p></span></b></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%;">Erig&eacute;e au milieu des marais, Dong Tan sera la premi&egrave;re ville au monde &agrave; repenser en profondeur les modes de vies bien &eacute;tablis de nos soci&eacute;t&eacute;s fortement pollueuses et consommatrices en &eacute;nergie.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><!--[if gte vml 1]><v:shapetype<br />
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<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%;">La r&eacute;alisation de ce projet, moyennant quelques millions de dollars, sera confi&eacute;e &agrave; la soci&eacute;t&eacute; britannique Arup, qui commence les travaux actuellement. <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; line-height: 115%;">L&rsquo;explosion de la croissance de l&rsquo;&eacute;conomie chinoise n&rsquo;est pas sans controverses. De nombreux pays reprochent &agrave; l&rsquo;empire du milieu ses &eacute;carts en mati&egrave;re de commerce international (point&eacute; du doigt pour&nbsp;r&eacute;colter les emplois des d&eacute;localisations ou pour ne pas respecter les r&egrave;gles de l&rsquo;OMC), de d&eacute;mocratie (chose difficile &agrave; accepter pour un pays qui fut colonis&eacute; par ses d&eacute;tracteurs actuels et soumis &agrave; un d&eacute;clin &eacute;conomique technologique et sanitaire suite aux guerres d&rsquo;opium il y a un peu moins de deux si&egrave;cles) et plus r&eacute;cemment encore en mati&egrave;re d&rsquo;environnement. L&rsquo;initiative de Dong Tan semble vouloir d&eacute;montrer que la Chine, en phase de devenir l&rsquo;une des plus grandes puissances &eacute;conomique du monde, n&rsquo;est pas compl&egrave;tement sourde aux critiques environnementales qu&rsquo;elle essuie. Bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui plus proche des positions am&eacute;ricaines en mati&egrave;re d&rsquo;environnement (refus de limiter ses &eacute;missions de GES), la Chine se saisit peu &agrave; peu d&rsquo;un probl&egrave;me central qui se pose face aux &eacute;conomies &eacute;mergentes &agrave; savoir comment cro&icirc;tre sans polluer la plan&egrave;te&nbsp;? Le XXI<sup>&egrave;me</sup> plan quinquennal du gouvernement chinois pr&eacute;voit de consacrer chaque ann&eacute;e 1,5% de son PIB &agrave; l&rsquo;environnement. On peut esp&eacute;rer que Dong Tan sera la premi&egrave;re pierre d&rsquo;un changement des mentalit&eacute;s en mati&egrave;re d&rsquo;environnement et de d&eacute;veloppement durable en Chine plut&ocirc;t qu&rsquo;une simple &laquo;&nbsp;attraction verte&nbsp;&raquo; cens&eacute;e voiler des probl&egrave;mes structurels beaucoup plus importants.<o:p></o:p></span></p>
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