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	<title>L'Intérêt &#187; Cléophée Démoustier</title>
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	<description>Le journal officiel des étudiants et des étudiantes de HEC Montréal</description>
	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
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		<title>La diplomatie du pétrole, entrevue avec Pascal Boniface</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2008 03:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cléophée Démoustier</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La diplomatie du p&#233;trole&#160;&#187;, c&#8217;est le th&#232;me abord&#233; par Pascal Boniface, directeur de l&#8217;Institut des relations internationales et strat&#233;giques, lors de la conf&#233;rence annuelle de la Fondation G&#233;rard-Parizeau &#224; l&#8217;UdeM. R&#233;put&#233; pour son ouvrage Cinquante id&#233;es re&#231;ues sur l&#8217;&#233;tat du monde, notre g&#233;opolitologue a fait le d&#233;placement de Paris pour nous exposer son point de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&laquo;&nbsp;La diplomatie du p&eacute;trole&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est le th&egrave;me abord&eacute; par Pascal Boniface, directeur de l&rsquo;Institut des relations internationales et strat&eacute;giques, lors de la conf&eacute;rence annuelle de la Fondation G&eacute;rard-Parizeau &agrave; l&rsquo;UdeM. R&eacute;put&eacute; pour son ouvrage <i style="">Cinquante id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&rsquo;&eacute;tat du monde</i>, notre g&eacute;opolitologue a fait le d&eacute;placement de Paris pour nous exposer son point de vue sur la relation entre les enjeux &eacute;nerg&eacute;tiques et les conflits.<o:p></o:p></span></p>
<p><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Lorsqu&rsquo;on demande &agrave; Pascal Boniface de citer trois conflits dont la motivation principale est le contr&ocirc;le de l&rsquo;industrie p&eacute;troli&egrave;re, il r&eacute;pond sans ciller&nbsp;: &laquo;&nbsp;aucun&nbsp;&raquo;. Selon lui, r&eacute;duire la guerre en Irak &agrave; la question du p&eacute;trole n&rsquo;est qu&rsquo;une id&eacute;e re&ccedil;ue. La v&eacute;ritable motivation pour se lancer dans la guerre &eacute;tait autre&nbsp;: celui de &laquo;&nbsp;remodeler la carte g&eacute;opolitique du Proche-Orient et d&rsquo;en modifier les r&eacute;gimes, sous fond d&rsquo;enjeux strat&eacute;giques, de projets &agrave; la fois fous et irr&eacute;alistes mais tr&egrave;s pr&eacute;cis&nbsp;&raquo;. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Ce remodelage a un but assez simple&nbsp;: </span><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&laquo;&nbsp;</span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Il s&rsquo;agissait pour les Am&eacute;ricains de faire de l&rsquo;Irak un pays d&eacute;mocratique proam&eacute;ricain, pro-isra&eacute;lien, et &agrave; partir de l&agrave;, selon la th&eacute;orie des dominos, les autres pays, de gr&eacute; ou de force, auraient suivi le m&ecirc;me mod&egrave;le. Mais ce qui complique les choses, c&rsquo;est que la route de J&eacute;rusalem passe par Bagdad, et Isra&euml;l ne fera pas la paix avec les Palestiniens tant qu&rsquo;ils auront peur pour leur s&eacute;curit&eacute;. Et tant qu&rsquo;il y avait Saddam Hussein &agrave; Bagdad, ils avaient peur pour leur s&eacute;curit&eacute;. Donc on met en place un r&eacute;gime d&eacute;mocratique, qui par son exemple, devrait permettre &agrave; tous les pays arabes d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;mocratiques et proam&eacute;ricains. D&egrave;s lors, ils seront rassur&eacute;s pour faire la paix avec les Palestiniens&nbsp;&raquo;, nous confie Pascal Boniface lors du vin d&rsquo;honneur suivant la conf&eacute;rence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Alors pourquoi tombons-nous encore dans ce lieu commun qui voit la question p&eacute;troli&egrave;re comme d&eacute;terminante? Autrefois premier exportateur de p&eacute;trole, les &Eacute;tats-Unis sont, depuis 1950, son premier importateur en occupant les deux tiers de la consommation mondiale. Le probl&egrave;me de d&eacute;pendance qui en d&eacute;coule sugg&egrave;re ainsi une comp&eacute;tition pour s&eacute;curiser les p&ocirc;les d&rsquo;approvisionnement. Mais, &agrave; y penser, les &Eacute;tats-Unis n&rsquo;auraient-t-ils pas mieux fait de garder ses rapports avec Saddam Hussein s&rsquo;ils voulaient converser leurs contrats juteux de l&rsquo;industrie p&eacute;trolif&egrave;re? Car si l&rsquo;on voit le p&eacute;trole comme d&eacute;clencheur de guerre, qu&rsquo;attendent les Am&eacute;ricains pour envahir la Libye, pays riche en p&eacute;trole et en violation des droits de l&rsquo;homme? Suivant la m&ecirc;me logique, la relation entre le Venezuela et les &Eacute;tats-Unis constitue un autre exemple d&rsquo;&eacute;cart entre les d&eacute;saccords verbaux et les accords p&eacute;troliers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&laquo; Aujourd&rsquo;hui, les &Eacute;tats-Unis s&rsquo;efforcent de restreindre leur production de p&eacute;trole et non leur consommation. Ainsi, ils d&eacute;veloppent des strat&eacute;gies pour contr&ocirc;ler les pays cl&eacute;s &agrave; travers la diplomatie ou en investissant dans les compagnies concern&eacute;es&nbsp;&raquo;, rappelle M. Boniface. Le d&eacute;veloppement de cette th&egrave;se nous conduit donc &agrave; penser autrement, &agrave; voir les enjeux &eacute;nerg&eacute;tiques comme g&eacute;n&eacute;rateurs d&rsquo;alliances &eacute;conomiques plut&ocirc;t qu&rsquo;un facteur d&eacute;clencheur de conflits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Avec l&rsquo;explosion de la demande en Chine qui passe de 3 millions de tonnes de p&eacute;trole en 1994 &agrave; 60 millions en 2000, le v&eacute;ritable enjeu r&eacute;side dans une gestion multilat&eacute;rale d&rsquo;une ressource &eacute;nerg&eacute;tique en voie de disparition. En effet, &laquo;&nbsp;m&ecirc;me la plus grande puissance ne peut agir seule contre les autres&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;puisement des sources p&eacute;trolif&egrave;res, combin&eacute; avec la prise de conscience des enjeux climatiques, va amener les pays &agrave; dialoguer et &agrave; se pencher sur la question d&rsquo;une future gouvernance. Si le conflit nous pousse dans un mur, pourquoi ne pas penser ensemble &agrave; une collaboration qui permettrait aux &eacute;tats de mieux g&eacute;rer et r&eacute;partir l&rsquo;or noir? &Agrave; m&eacute;diter&hellip;<o:p></o:p></span></p>
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		<title>D’un extrême à l’autre</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 20:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cléophée Démoustier</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[&#160;
D&#233;cret 19384-APZ&#160;: tous messages subliminaux visant &#224; r&#233;veiller le d&#233;sir de l&#8217;homoeconomicus ou susceptibles d&#8217;influencer le choix de l&#8217;honorable consommateur sont &#224; bannir des lieux publics. 
&#192; l&#8217;aube du 22e si&#232;cle, ce qu&#8217;on appelait autrefois espace publicitaire n&#8217;&#233;voque rien aux habitants de la Terre. C&#8217;est par hasard que nous en avons d&#233;couvert l&#8217;existence en feuilletant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">D&eacute;cret 19384-APZ&nbsp;: tous messages subliminaux visant &agrave; r&eacute;veiller le d&eacute;sir de l&rsquo;homoeconomicus ou susceptibles d&rsquo;influencer le choix de l&rsquo;honorable consommateur sont &agrave; bannir des lieux publics. <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">&Agrave; l&rsquo;aube du 22<sup>e</sup> si&egrave;cle, ce qu&rsquo;on appelait autrefois espace publicitaire n&rsquo;&eacute;voque rien aux habitants de la Terre. C&rsquo;est par hasard que nous en avons d&eacute;couvert l&rsquo;existence en feuilletant un almanach du 21<sup>e</sup> si&egrave;cle pourrissant au fond d&rsquo;une biblioth&egrave;que municipale. Intrigu&eacute; par ce vocable inconnu et myst&eacute;rieusement disparu, nous allions d&eacute;couvrir un monde en tous points diff&eacute;rent du n&ocirc;tre.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Au fil des pages, je rencontre cet univers en proie &agrave; une fr&eacute;n&eacute;sie commerciale, o&ugrave; les entreprises r&egrave;gnent en ma&icirc;tre et imposent leurs r&egrave;gles au quotidien.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Nous apprenons que le si&egrave;cle pr&eacute;c&eacute;dant &eacute;tait envahi par la propagande publicitaire. D&rsquo;apr&egrave;s ce que nous comprenons, la moindre action quotidienne constituait une cible pour les entreprises se battant pour faire plus de ventes que leurs concurrents. Chaque millim&egrave;tre de mur &eacute;tait occup&eacute; par une affiche vantant les m&eacute;rites des produits aussi insignifiants que la mousse &agrave; raser pour chiens ou des g&eacute;lules amincissantes.&nbsp;Tous les matins, le m&ecirc;me rituel de bombardement d&rsquo;&eacute;chantillons avait lieu, chacun pouvait &laquo;&nbsp;profiter&nbsp;&raquo; d&rsquo;une microscopique barre de c&eacute;r&eacute;ales ou d&rsquo;un caf&eacute; serr&eacute; de 2 mL. Les marques r&eacute;pandaient des parfums personnalis&eacute;s &eacute;labor&eacute;s pour rappeler leur existence &agrave; tel point que tous les sens du consommateur &eacute;taient sollicit&eacute;s. Les enfants &eacute;taient des cibles faciles; la moiti&eacute; des mots du vocabulaire d&rsquo;un enfant de trois ans &eacute;tait des noms de marque! Touch&eacute;s d&egrave;s leur plus jeune &acirc;ge par le matraquage publicitaire &agrave; travers leurs jeux, et ce dans le but ultime de leur introduire des produits, aucun enfant n&rsquo;&eacute;tait &eacute;pargn&eacute;. Chaque &ecirc;tre vivant &eacute;tait r&eacute;duit au stade de consommateur potentiel ou de portefeuille ambulant. <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">Affiches surdimensionn&eacute;es, messages publicitaires, couleurs explosives, logos, pubs, cris, gingle, tracts, clips; litt&eacute;ralement agress&eacute; par le tourbillon de ce festival de sensation, l&rsquo;homme tomba. Et il tomba si bien qu&rsquo;il ne se redressa que pour tout renverser. Alors tout changea et l&rsquo;homme, surpris par sa nouvelle hargne, cru regagner son libre arbitre en imposant un nouvel &eacute;tat des choses. C&rsquo;est ici que commence notre monde, un monde o&ugrave; susciter les besoins est interdit. Enfin la paix, pensaient-ils. Mais quelle paix? Ces anciennes entreprises autrefois si puissantes ne nous &eacute;voquent rien; elles ont d&ucirc; faire faillite suite &agrave; la disparition des retomb&eacute;es du marketing. Et celles que l&rsquo;on appelle &laquo;&nbsp;survivors&nbsp;&raquo; ne prennent plus la peine d&rsquo;innover, comme pour s&rsquo;alligner sur un monde sans saveur. Plus de couleurs, plus de choix, plus de diversit&eacute;, de qualit&eacute;. Nous sortons donc de cette biblioth&egrave;que et contemplons les rues ternes et froides qui m&egrave;nent vers le prochain m&eacute;tro. &laquo;&nbsp;10 dollars&nbsp;&raquo;, lance l&rsquo;employ&eacute; de la STM qui porte le m&ecirc;me chandail depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es. Les prix ne cessent d&rsquo;augmenter! Fini la joyeuse gratuit&eacute; du temps de la folie publicitaire. Nous attendons alors, attendons encore, ce train qui tarde &agrave; venir et dont le crissement du fer nous glace le dos &agrave; chaque arr&ecirc;t.</span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal">En collaboration avec Caroline Pailliez</p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span lang="FR-CA" style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"> <o:p></o:p></span></p>
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		<title>Des jeunes vous servent Montreal à la carte!</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 19:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cléophée Démoustier</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Derniers articles]]></category>

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D&#233;but f&#233;vrier, la jeune entreprise Tanios lance son premier produit&#160;: la carte &#171;&#160;vous mangez ici, Montreal&#160;&#187; qui offre &#224; ses d&#233;tenteurs 15 % de r&#233;duction dans une centaine de restaurants branch&#233;s et vari&#233;s.
Visant &#224; la fois les &#233;tudiants, les touristes et les congressistes, ce produit a rapidement &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme prometteur dans le monde des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<input width="300" type="image" height="214" align="left" src="http://interet.aehec.com/wp-content/uploads/image/vieetudianteresto.jpg" />D&eacute;but f&eacute;vrier, la jeune entreprise Tanios lance son premier produit&nbsp;: la carte &laquo;&nbsp;vous mangez ici, Montreal&nbsp;&raquo; qui offre &agrave; ses d&eacute;tenteurs 15 % de r&eacute;duction dans une centaine de restaurants branch&eacute;s et vari&eacute;s.</p>
<p>Visant &agrave; la fois les &eacute;tudiants, les touristes et les congressistes, ce produit a rapidement &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute; comme prometteur dans le monde des affaires. Son originalit&eacute; vient du fait qu&rsquo;il permet non seulement aux restaurants de se faire conna&icirc;tre mais aussi aux clients de profiter de la diversit&eacute; culinaire &agrave; prix d&rsquo;amis!</p>
<p><b>Retour sur la naissance d&rsquo;un produit r&eacute;volutionnaire</b></p>
<p>Il y a &agrave; peine un an,<i> </i>alors qu&rsquo;il faisait un voyage &agrave; Boston avec ses parents, Sleiman Tanios se rend compte qu&rsquo;un simple guide ne l&rsquo;aide pas &agrave; d&eacute;cider dans quel resto aller. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&agrave; que j&rsquo;ai eu l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une carte accompagn&eacute;e d&rsquo;un petit guide du m&ecirc;me format qui contiendrait une selection de restos tout en fournissant des rabais&nbsp;&raquo;, explique-t-il. </p>
<p>Malgr&egrave; les cours du c&eacute;gep, Sleiman se lance dans l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un plan d&rsquo;affaires. Il commence &agrave; en parler autour de lui et, d&rsquo;embl&eacute;e, deux amis, Perla Guez et Fran&ccedil;ois Fournier, se joignent &agrave; son projet. Tr&egrave;s vite, l&rsquo;excitation monte face &agrave; l&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;affaires que cela repr&eacute;sente.Un mois plus tard, dot&eacute;s d&rsquo;un design de carte sign&eacute; Photoshop et d&rsquo;un plan d&rsquo;affaires basique, ils commencent &agrave; d&eacute;marcher aupr&egrave;s de restaurants pour en faire des partenaires. &laquo; C&rsquo;&eacute;tait un peu d&eacute;courageant, avoue Sleiman, quelques restos &eacute;taient int&eacute;ress&eacute;s mais on manquait r&eacute;ellement de cr&eacute;dibilit&eacute;. On sentait qu&rsquo;on &eacute;tait capables de faire quelque chose mais on ne voyait pas comment on allait r&eacute;ussir.&raquo;</p>
<p>La r&eacute;ponse &agrave; leurs interrogations ne tarda pas &agrave; venir quand un certain mercredi de f&eacute;vrier, tout changea gr&acirc;ce &agrave; un appel t&eacute;l&eacute;phonique &agrave; Natalie Choquette, responsable des &laquo;&nbsp;cartes mus&eacute;e de Montr&eacute;al&nbsp;&raquo;. Impressionn&eacute;e par le concept propos&eacute;, elle met l&rsquo;&eacute;quipe en relation avec la STM, des agences de tourisme et apporte un soutien financier.</p>
<p>Dot&eacute;e de deux partenaires de taille, l&rsquo;entreprise gagne en cr&eacute;dibilit&eacute;. Ainsi au mois de mai, 75 % des restaurants sollicit&eacute;s accordent leur partenariat. Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute;, le projet prend de l&rsquo;ampleur avec la conception d&rsquo;une carte et du livret via le designer D&eacute;finit image. Pendant que Sleiman s&rsquo;occupe du d&eacute;veloppement des affaires dans le milieu touristique, Perla prend en charge la section &eacute;tudiante et Fran&ccedil;ois le milieu congressiste. </p>
<p>Fin septembre, le recrutement de nouveaux membres marque une nouvelle &eacute;tape dans la consolidation de l&rsquo;entreprise. Quatre &eacute;tudiants de HEC dont Agathe, Simon et Geoffrey de T32 se joignent donc au projet pour atteindre le nouvel objectif&nbsp;: signer une cinquantaine de contrats avec les futurs partenaires pour pr&eacute;parer le lancement de la carte 2008.</p>
<p>Le 19 novembre, un autre &eacute;v&egrave;nement donne une impulsion significative au projet&nbsp;: ils obtiennent un contrat avec restomontreal.ca, qui prouve la solidit&eacute; du projet. <i>&laquo; En d&eacute;cembre,&nbsp;les services de visibilit&eacute; et de fonctionnement existaient, il ne restait plus qu&rsquo;&agrave; approfondir l&rsquo;image de la carte et de pr&eacute;parer le plan marketing pour la promotion &raquo;</i>, raconte Sleiman. </p>
<p>La mise en march&eacute; ayant eu lieu il y a peu, &agrave; vous, chers lecteurs, de vous procurer en exclusivit&eacute; cette carte sur le site restomontreal.ca et &agrave; travers des associations de HEC.</p>
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		<title>D&#8217;une crise boursière à une crise planétaire ? Entrevue avec René Vézina, chroniqueur pour le journal Les Affaires.</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Feb 2008 03:43:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cléophée Démoustier</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Derniers articles]]></category>

		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;
&#171;&#160;What goes up must come down&#160;&#187;, nous rappelle Ren&#233; V&#233;zina, chroniqueur au journal Les Affaires. Un dicton qu&#8217;aujourd&#8217;hui personne ne peut nier vu la multiplication des petites crises nourries par un cours de bourse volatile. 
En tant que spectateur du th&#233;&#226;tre financier, nous pensons certainement que la crise qui a fait la une fin janvier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;What goes up must come down&nbsp;&raquo;, nous rappelle Ren&eacute; V&eacute;zina, chroniqueur au journal <i>Les Affaires</i><span style="font-style: italic;">.</span> Un dicton qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui personne ne peut nier vu la multiplication des petites crises nourries par un cours de bourse volatile.</span><span lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En tant que spectateur du th&eacute;&acirc;tre financier, nous pensons certainement que la crise qui a fait la une fin janvier n&rsquo;est qu&rsquo;un &eacute;branlement mineur de la bourse parmi tant d&rsquo;autres. Mais &laquo;&nbsp;si l&rsquo;effondrement des valeurs boursi&egrave;res n&rsquo;est pas toujours synomyme de r&eacute;cession, il semble bien que le prolongement de la crise boursi&egrave;re actuelle pourrait affecter de mani&egrave;re significative la sph&egrave;re &eacute;conomique &raquo;, pr&eacute;cise notre sp&eacute;cialiste. Voil&agrave; de quoi en faire p&acirc;tir plus d&rsquo;un!</span><span lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style=""><span lang="FR-CA">En quoi cette crise en particulier aurait-elle le potentiel de faire p&eacute;ricliter l&rsquo;&eacute;conomie et pas les pr&eacute;c&eacute;dentes? <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Il semblerait que la nature m&ecirc;me de la crise ait &eacute;volu&eacute;. En effet, alors que les crises apparaissaient suite &agrave; des innovations mat&eacute;rielles, la derni&egrave;re crise repose sur une innovation financi&egrave;re. Ces derni&egrave;res sont intimement li&eacute;es aux fameux subprimes ayant ouvert la voie &agrave; <span style="color: black;">la titrisation des cr&eacute;ances immobili&egrave;res. Cette titrisation consiste &agrave; transformer un cr&eacute;dit en titre de dette, une obligation que tout le monde peut acheter ou vendre, ce qui opacifie les risques.&nbsp;&raquo;<o:p></o:p></span></span><span lang="FR-CA" style="color: black;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style=""><span lang="FR-CA" style="color: black;">Comment est n&eacute; cet engouement pour l&rsquo;immobilier et ces fameux subprimes?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA" style="color: black;">&laquo;&nbsp;Contrairement au Canada, aux &Eacute;tats-Unis, vous pouvez d&eacute;duire du calcul de votre revenu les int&eacute;rets de votre hypoth&egrave;que ce qui incite l&rsquo;emprunt. Du coup, les gens puisent all&egrave;grement et r&eacute;hypoth&egrave;quent les maisons en se disant que la valeur de l&rsquo;immobilier va en augmentant et que, si jamais les choses vont mal, ils pourront toujours revendre pour faire profit. Par ailleurs, il existe des courtiers en hypoth&egrave;que qui re&ccedil;oivent des commisions &agrave; chaque client qu&rsquo;ils ram&egrave;nent &agrave; la banque. Les subprimes (cr&eacute;dit hypoth&eacute;caire favorisant les foyers &agrave; faible revenu) se sont donc multipli&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis donnant ainsi un essor &agrave; l&rsquo;immobiler jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; les cours ont commenc&eacute; &agrave; baisser.<o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="color: black;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style=""><span lang="FR-CA" style="color: black;">Les r&eacute;percussions sur l&rsquo;&eacute;conomie sont-elles consid&eacute;rables? L&rsquo;action de la Fed est-elle efficace?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Dites-vous qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, 1 % des propri&eacute;taires &eacute;tats-uniens sont en d&eacute;faut. Ceci est consid&eacute;rable, d&rsquo;autant plus que 250 000 foyers ont d&eacute;j&agrave; perdu leur logement. Pensez aussi &agrave; l&rsquo;effet domino dans les autres secteurs de l&rsquo;&eacute;conomie&nbsp;: en mettant un frein sur leur consommation, les gens directement touch&eacute;s par la crise des subprimes ralentissent les autres domaines d&rsquo;activit&eacute; et ainsi de suite jusqu&#8217;&agrave; ce que l&rsquo;&eacute;conomie enti&egrave;re soit contamin&eacute;e.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">En ce qui concerne la Fed, il est vrai qu&rsquo;en facilitant l&rsquo;acc&egrave;s au cr&eacute;dit, elle aide les gens qui se retrouvent endett&eacute;s (la valeur de leur hypoth&egrave;que immobili&egrave;re d&eacute;passe la valeur r&eacute;elle de leur maison). Mais son action arrive bien tard et les dommages ont d&eacute;j&agrave; eu lieu. Elle aurait d&ucirc; anticiper&nbsp;: le r&ocirc;le d&rsquo;une banque est d&rsquo;&ecirc;tre un peu plus visionnaire et pas r&eacute;actionnaire!&nbsp;&raquo;</span><span lang="FR-CA"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style=""><span lang="FR-CA">Dans quelle mesure peut-on parler d&rsquo;effet psychologique?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span lang="FR-CA">&laquo;&nbsp;Le facteur psychologique joue &eacute;normement dans ce secteur. L&rsquo;explosion des prix des actifs incite par mim&eacute;tisme l&rsquo;ensemble des acteurs &agrave; effectuer des placements sp&eacute;culatifs. La formation de la bulle sp&eacute;culative qui s&rsquo;en suit provoque un climat d&rsquo;incertitude o&ugrave; tout le monde se tient par la barbichette et attend de voir qui va faire le premier geste!&nbsp;&raquo;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 36pt;"><span lang="FR-CA"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
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