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	<title>L'Intérêt &#187; Etienne Pomerleau-Landry</title>
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	<description>Le journal officiel des étudiants et des étudiantes de HEC Montréal</description>
	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
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		<title>Entrevue avec Joseph Facal</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 03:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne Pomerleau-Landry</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[motivation]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Après 50 ou 60 minutes de cours magistral en avant, on sent que les étudiants perdent l’intérêt. Il faut les relancer avec une petite discussion, un film… » Bazzo.tv, 2 octobre 2008. Après cette déclaration, les étudiants sont-ils des grands enfants à nourrir ?
Je trouverais trop sévère de les qualifier ainsi. Ils sont très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/4.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-749" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/4.jpg" alt="" width="240" height="135" /></a></p>
<p><strong>« Après 50 ou 60 minutes de cours magistral en avant, on sent que les étudiants perdent l’intérêt. Il faut les relancer avec une petite discussion, un film… » Bazzo.tv, 2 octobre 2008. Après cette déclaration, les étudiants sont-ils des grands enfants à nourrir ?</strong></p>
<p>Je trouverais trop sévère de les qualifier ainsi. Ils sont très différents de ce que je pouvais être à leur âge mais probablement ni pires ni meilleurs. Je m’abstiendrais de généraliser. Il est vrai que j’ai parfois le sentiment qu’on vous mâche un peu le travail mais si c’est le cas, c’est de notre faute. Les étudiants viennent ici pour franchir une barre. Nous les professeurs, fixons la hauteur de la barre. Cependant, vous êtes plus impatients. Vous semblez avoir plus de difficultés à rester concentrés sur de longues périodes de temps. Je crois que cela s’explique probablement en partie par les nouvelles technologies, qui en accélérant tout, vous donnent l’illusion que le savoir se conquiert rapidement.<br />
<strong><br />
A quoi ressemblent vos</strong><strong> classes d’étudiants?</strong></p>
<p>Je trouve que les étudiants veulent des résultats rapides et des connaissances dont l’utilité soit immédiate et pratique. Jusqu’à un certain point, c’est normal dans une école de gestion imposant la compétition. Elle est beaucoup plus forte que jadis, qui en soit est une bonne chose, mais qui a comme effet pervers de vous focaliser sur la rentabilité de la connaissance à court terme. Je trouve aussi que les étudiants viennent à l’université moins pour élargir leurs horizons intellectuels que pour chercher les cartes de compétences officielles que le marché exige. Or, une université n’est pas un restaurant pour satisfaire sa clientèle. Je déplore un peu cette situation.</p>
<p><strong>Richard Déry, professeur de gestion, affirme que les étudiants ne lisent plus les grands auteurs comme Durkheim ou Marx. Est-ce un manquement de notre part ou est-ce que le système éducatif doit jouer son rôle de promoteur?</strong></p>
<p>La bonne réponse est la deuxième. C’est de notre faute, pas de la vôtre. Vous lisez ce qu’on vous dit de lire. Et les grands auteurs, nous ne les mettons pas ou si peu dans les lectures obligatoires. Ce n’est pas un problème qui est propre à HEC et je crois que l’explication est que les grands auteurs sont souvent arides. Ils demandent beaucoup d’efforts. Nécessairement, si l’université s’inscrit dans une logique de clientèle à satisfaire, elle sera peu portée à exiger que l’on lise des auteurs qui à première vue n’intéressent pas les étudiants. Si ces auteurs étaient au programme, vous les liriez. C’est nous qui avons démissionné. Je le regrette.</p>
<p><strong>On est en pleine campagne électorale. Trouvez-vous que les étudiants sont plus, autant ou moins impliqués qu’auparavant face aux questions sociales, politiques et aux défis de demain ?</strong></p>
<p>Je crois que c’est un mythe que de penser que les jeunes de jadis étaient plus engagés. C’est toujours une minorité de gens qui s’engage politiquement ou socialement. Maintenant se désintéressent-t-ils ? Je ne crois pas. Je crois plutôt que les jeunes font une distinction entre le politique, les grandes questions, et la politique, la lutte partisane qu’ils regardent avec cynisme. La politique a 2 visages : la recherche de solutions collectives à des problèmes collectifs et la lutte pour conquérir le pouvoir et le garder. Nous vivons au Québec une période creuse à la recherche de grands projets et de grands leaders. Des gens vont se lever. Les jeunes vont faire émerger de nouvelles questions tout en continuant à prendre à bras le corps les questions traditionnelles.</p>
<p><strong>Vous êtes un ex-ministre péquiste. Votre engagement ne se dément pas, à la vue de la récente publication d’une discussion avec André Pratte sur l’argumentaire souverainiste-fédéraliste intitulé « Qui a raison ? ». Comment jumelez-vous la politique et l’enseignement? </strong></p>
<p>Mon implication en politique et en enseignement est à séparer. Ce jumelage m’impose de bien m’assurer que je ne me trompe pas de casquettes. Quand j’émets une opinion dans une chronique, je ne signe pas en tant que professeur de HEC Montréal. C’est mon opinion de citoyen. Un des avantages de ne plus être en politique, c’est que je peux dire non quand quelque chose ne me tente pas. L’enseignement à HEC est probablement le meilleur choix que j’ai fait dans ma carrière professionnelle. Quant à un retour en politique dans le futur, je ne ferme jamais la porte…</p>
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		<title>Sarkozy rabroue les souverainistes</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 02:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne Pomerleau-Landry</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Vient de se tenir le Sommet de la Francophonie à Québec les 17, 18 et 19 octobre 2008. Je réagis à ce tournant historique dans les relations France-Québec à travers les déclarations du président français Nicolas Sarkozy.
Le fait marquant : le Président Sarkozy affirme que le Québec n’a pas besoin de plus de divisions à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vient de se tenir le Sommet de la Francophonie à Québec les 17, 18 et 19 octobre 2008. Je réagis à ce tournant historique dans les relations France-Québec à travers les déclarations du président français Nicolas Sarkozy.</strong></p>
<p>Le fait marquant : le Président Sarkozy affirme que le Québec n’a pas besoin de plus de divisions à l’heure où une crise financière sévit dans le monde. Il souhaite signifier sans ambiguïtés que l’option de l’unité canadienne est celle appuyée par la France et par sa diplomatie, représentée d’abord par le Président de la République. À cet égard, je partage le point de vue exprimé la semaine dernière dans le Journal de Montréal par Jean-François Lisée, conseiller des anciens premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, et Directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM). Je résume : Nicolas Sarkozy marche sur de l’improvisation accompagnée d’une volonté de rupture, c’est-à-dire qu’il n’écoute pas ses conseillers et l’aile gaulliste de son parti lui demandant de ne pas s’écarter de la politique de « non-ingérence et de non-indifférence ». Ensuite, j’affirme qu’il n’est pas acceptable que la France s’ingère dans la question de la souveraineté du Québec. D’abord parce que les Français n’y comprennent malheureusement rien puisqu’il faut vivre au quotidien au Québec pour saisir le sens de la joute fédéraliste-souverainiste. Les propos tenus par le Président Sarkozy qui affirme que « le monde n&#8217;a pas besoin d&#8217;une division supplémentaire » en réponse à une question d’un journaliste sur la durée de sa visite à Québec démontre donc  la prise à la légère d’un dossier délicat.</p>
<p>En tant que Québécois et Français, je sais très bien que le Québec occupe une place dans le cœur des Français. Mais qu’on ne vienne pas nous donner de leçons de morale sur ce qui divise ou non. Croyez-vous que le développement de la nation québécoise au cours des derniers siècles s’est produit sans discuter des questions d’immigration, de la vie en société, ou toute autre question touchant de près ou de loin aux conséquences d’une souveraineté? Ben voyons donc ! Non, la souveraineté c’est un choix hautement plus complexe qui apparemment n’a pas fait peur à tous les pays ayant accédé à l’indépendance au cours du XXème siècle.  La division, c’est une notion qui peut paraître simple à première vue, mais elle ne l’est pas, surtout mise dans le contexte québécois. La division, je la nomme projet rassembleur. La souveraineté, c’est quoi ? C’est un projet rassemblant tous les Québécois francophones, anglophones, issus de l’immigration et les Premières Nations autour des valeurs communes partagées depuis 400 ans. C’est notre choix et nous nous permettons de l’entretenir et de le conserver jalousement.</p>
<p>En ce sens, je soutiens la réaction fracassante de Bernard Landry, ancien premier ministre: « J&#8217;espère que le président de la République s&#8217;est mal exprimé et que ce n&#8217;est pas sa pensée. Si le président de la République française est venu, en s&#8217;ingérant dans nos affaires, prendre position contre l&#8217;indépendance du Québec, eh bien là c&#8217;est extrêmement grave. »  Je crois en effet que la déclaration du Président Sarkozy peut se corriger à travers une autre déclaration dans le cadre des règles communes en matière de diplomatie.</p>
<p>Donc encore une fois, c’est aux Québécois de trancher. On a déjà assez de difficultés à le faire entre nous. Nous ne voulons pas de pseudo-convictions, même inspirées par le mentor/souffleur Paul Desmarais. Qu’on la veuille ou non, la souveraineté reste encore et restera le fil conducteur de notre société, même Jean Charest notre Premier ministre le dit. Même si elle n’est pas accomplie, même si le projet n’a pas abouti, la souveraineté elle-même ou les questions nationalistes demeurent un formidable catalyseur d’œuvres majeures intellectuelles, politiques, et culturelles.</p>
<p><em>Locomotive du français à l’ère des TGV</em></p>
<p>Puisque ce sujet touche à la francophonie, parlons de la langue française. Elle est aussi une formidable base de valeurs qui cimentent notre société. Je parle le français, et j’en suis fier. La France doit continuer à jouer son rôle de locomotive dans la francophonie. Elle doit démontrer son attachement à la promotion du français et l’adapter comme outil de la modernité. Lorsque la France prétend utiliser, d’une part, la langue anglaise parce qu’elle ne se sent pas menacée sur son territoire souverain et, d’autre part, lorsque les Français  utilisent l’anglais pour cacher leur adaptation encore non achevée à la modernité, la France montre qu’elle est loin d’avoir réglé la question de l’utilisation d’une langue seconde. La France fait la preuve qu’il y a du rattrapage à faire de ce côté-là de l’Atlantique.</p>
<p>Le gouvernement du Québec doit continuer de mener la bataille du français et améliorer son enseignement (aux Québécois de souche comme aux Québécois issus de l’immgration), tant dans son utilisation au quotidien que dans la langue des affaires. Ce sont encore et toujours des chantiers qui restent majeurs pour les prochaines années. La question de la protection de la langue est vitale pour l’épanouissement d’une nation et de ses concitoyens. N’est-il un meilleur moyen pour protéger une langue que de la rendre vivante ?</p>
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		<title>Plaidoyer pour le rapatriement des compétences culturelles au Québec</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 18:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Etienne Pomerleau-Landry</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
L’idéologie de M. Harper peut se résumer comme suit : c’est au marché, à la main invisible d’Adam Smith de trancher sur la pertinence ou non des aides et subventions allouées aux programmes culturels au Canada. Stephen Harper doit être déconnecté de la vie courante pour ne pas constater que la culture n’est pas une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
L’idéologie de M. Harper peut se résumer comme suit : c’est au marché, à la main invisible d’Adam Smith de trancher sur la pertinence ou non des aides et subventions allouées aux programmes culturels au Canada. Stephen Harper doit être déconnecté de la vie courante pour ne pas constater que la culture n’est pas une affaire de marché. </strong></p>
<p>Il est faux de penser que les artistes sont assez riches pour trouver leur propre financement. Les gens de l’industrie artistique sont les travailleurs gagnant le moins au Québec : pas plus de 17 000 $ par année en moyenne en 2006. La culture par ailleurs a toujours été subventionnée par l’État. Toujours! S’il n’y avait pas de subventions, il n’y aurait pas de cinéma québécois, notre littérature vivoterait, et il y aurait moins de créations indépendantes. Comment pensez-vous que le Cirque du Soleil et autres succès mondiaux Made in Québec se sont développés, hormis leur propre génie? L’aide financière de l’État a été déterminante. Et tout le monde doit avoir la chance d’en profiter.</p>
<p>Philippe Falardeau, réalisateur de « La Moitié Gauche du Frigo » dénonce l’idée selon laquelle la performance auprès du public oriente seule une politique de rayonnement culturel pluraliste. Vu le contexte nord-américain dans lequel nous vivons, en matière de culture, il nous faut une politique proactive, et non réactive.</p>
<p>Pierre Curzi, ancien président de l’Union des artistes et aujourd’hui porte-parole du Parti Québécois en matière de culture, a parfaitement raison quand il est intervenu à l’émission Bazzo.tv à Télé-Québec il y a trois semaines : « la culture est créatrice d’avenir, elle crée une économie, des rêves. […] C’est pour cela qu’il faut ardemment défendre notre souveraineté culturelle! Même en morceaux! C’est une bataille! »</p>
<p>En parlant de souveraineté culturelle, il est paradoxal de voir que le mot est peu prononcé par les artistes professionnels comme il aurait été naturel de l’entendre. Cela peut s’expliquer : l’avenir des artistes dépend en grande partie des subventions accordées par le fédéral. À long terme, le fédéral fait en sorte que les revendications identitaires des artistes québécois se taisent, et que la seule relation qui maintienne le lien fédéral-artistes soit l’argent. Nos artistes doivent quémander et ne pas broncher pour obtenir l’argent nécessaire à leur survie. Mais alors, que fait Québec dans tout cela? Pourquoi le gouvernement provincial ne reprend-il pas à sa charge les programmes pour s’occuper seul du financement des industries artistiques du Québec? Tout simplement parce qu’il est incapable de reprendre à son compte les programmes délaissés par le gouvernement fédéral.</p>
<p>Québec n’a pas les moyens financiers d’affronter Ottawa sur ce plan. Or on le sait : c’est en reprenant ce qui revient de droit, c’est-à-dire l’argent des programmes, que le Québec pourra assurer la sauvegarde de sa culture française et sa protection. La question se pose donc de savoir jusqu’où le gouvernement Charest est-il prêt à défendre notre culture française si les sommes allouées à la culture sous la maîtrise du gouvernement fédéral ne sont pas transférées, voire remise de plein droit au Québec. Repensera-t-il son budget pour sauver nos artistes? Donnera-t-il moins à l’environnement ou à la construction de nos routes pour sauver nos artistes? Quelle place occupe la culture dans ce gouvernement à un point tournant de son développement? La question est légitime.</p>
<p>M. Harper se défend bien de menacer l’avenir de la culture au Québec. Je cite les arguments répétés par ses ministres tout au long de cette campagne électorale: siège accordé au Québec à l’UNESCO, rapide proposition d’augmenter à 25 % la part des francophones au CRTC, reconnaissance de la nation québécoise, augmentation en 2008 du budget de la culture de 8 %.<br />
Examinons ces arguments. Concernant l’UNESCO, il faut savoir que lorsque le Québec n’est pas d’accord avec le Canada sur des points sensibles, il n’a pas le droit de parole. De plus, il est révoltant de constater que le Canada a été l’un des premiers pays après le Québec à ratifier en 2005 la Convention sur la Protection et Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles. Cette convention internationale souligne l’importance de « valoriser et de promouvoir les pratiques d’ouverture et d’équilibre […] aux différentes cultures du monde ». Ce n’est pas en réduisant les moyens de promouvoir la culture québécoise que le Canada respectera son engagement.</p>
<p>Concernant le CRTC : 1/3 des membres du CRTC est francophone. Pour le dossier de la « nation québécoise », il n’y a eu, à ce jour, que des refus du gouvernement fédéral d’aller plus loin dans cette reconnaissance aux demandes des députés du Bloc d’étendre cette définition à la langue, à tous les domaines culturels, aux aéroports, aux télécommunications, etc. Si les coupures récentes dans la culture ne sont pas une preuve que la reconnaissance du Québec comme nation n’est qu’une farce et une tentative d’obtenir des votes supplémentaires des Québécois, les gens sont vraiment aveugles.</p>
<p>Enfin, Radio-Canada a analysé le budget du Ministère du Patrimoine canadien. Il est vrai qu’il a bel et bien augmenté de 8 % par rapport au précédent budget, mais l’aide versée directement aux artistes a baissé de 8 %, l’augmentation du Ministère ayant été dédiée en fait aux sports et au multiculturalisme.</p>
<p>La culture doit revenir en totalité au Québec, le seul endroit légitime où elle peut se développer en toute quiétude sans dessein politique autre que de s’exprimer et de s’épanouir. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi cette question de la culture et de sa protection revienne uniquement aux artistes. C’est aussi l’affaire de tout un peuple, d’une nation, car elle touche à son identité, à son histoire qui différencie le Québec des autres nations. Je n’entends plus personne se lever pour revendiquer le droit des Québécois de décider du futur de leur société. Qu’est-ce que cette soumission dont font preuve les Québécois devant la violence faite à leur identité?</p>
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