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	<title>L'Intérêt &#187; Julien Dubout</title>
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	<description>Le journal officiel des étudiants et des étudiantes de HEC Montréal</description>
	<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 19:42:23 +0000</pubDate>
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		<title>Aristides de sousa Mendes: CE HÉROS OUBLIÉ.</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 02:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
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Aristides de Sousa Mendes (ASM)? Ce nom ne vous dit certainement rien, n’est ce pas? Il s’agit pourtant de l’un des plus grands héros de la 2e Guerre mondiale. Non parce qu’il se distingua sur les champs de bataille…mais mieux encore, parce qu’il sauva près de 30 000 personnes d’une mort certaine et ce grâce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/asmbd50.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-662" src="http://interet.aehec.com/wp-content/themes/Branford/images//2008/11/asmbd50-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" /></a></p>
<p><strong>Aristides de Sousa Mendes (ASM)? Ce nom ne vous dit certainement rien, n’est ce pas? Il s’agit pourtant de l’un des plus grands héros de la 2e Guerre mondiale. Non parce qu’il se distingua sur les champs de bataille…mais mieux encore, parce qu’il sauva près de 30 000 personnes d’une mort certaine et ce grâce à un acte de générosité et de bonté humaine d’une exceptionnelle rareté. Voici son histoire.</strong></p>
<p>Qui est ASM? Tout simplement un diplomate portugais père de famille de 12 enfants et fervent catholique aux mœurs conservatrices et royalistes.<br />
Consul du Portugal à Bordeaux depuis 1938, ASM est un spectateur incrédule de l’invasion Allemande au cours de l’année 1940. Cet épisode de l’histoire et plus particulièrement sa rencontre avec le rabbin Kruger, fuyant la Pologne occupée par les nazis et tentant de rejoindre les États-Unis, va changer le cours de sa vie.<br />
Nous sommes en juin 1940. Des centaines de milliers de juifs, tziganes et autres résistants antinazis se pressent aux portes des consulats d’Espagne et du Portugal, espérant obtenir des visas pour fuir une France bientôt occupée et rejoindre l’Amérique ou l’Angleterre pour certains. Pour cela, il leur faut en effet absolument parvenir en péninsule ibérique pour pouvoir embarquer dans un bateau qui les mènera à leur destination. Or, les gouvernements espagnol et portugais sont à l’époque dirigés par des dictateurs fascistes… proches d’Hitler. Face à cette situation, ASM contacte ses supérieurs hiérarchiques mais ceux-ci refusent catégoriquement d’accéder à sa demande : offrir des laissez-passer pour tous les réfugiés. ASM est alors angoissé car il se trouve partagé entre deux sentiments contraires : celui de se comporter en bon fonctionnaire ou bien se laisser guider par ses sentiments moraux et sa foi et ainsi décider de sauver des milliers de personnes d’une mort certaine. Mais ce au péril de sa carrière, choix donc périlleux d’autant plus lorsque l’on a 12 enfants à faire vivre…</p>
<p>Au même moment, le rabin Kruger arrive à Bordeaux et cherche à obtenir un visa pour l’Espagne ou le Portugal, comme tous les autres. Après une réponse négative du consulat espagnol, il se présente à celui du Portugal :</p>
<p>« Mendes, Mendes&#8230; Ce nom m&#8217;intrigue, je le reconnais, il est marrane (juif converti au catholicisme par la force du temps de l’inquisition). Il faut que je parle avec le Dr Mendes. »</p>
<p>« Je vais vers le Consulat du Portugal. Le parc et les rues voisines sont remplies de réfugiés, tous dans l&#8217;attente d&#8217;un visa pour continuer le voyage, ils sont des milliers de désespérés. Je me fais connaître, je demande à parler au Dr Mendes. Trois heures plus tard je suis reçu. »</p>
<p>« C&#8217;est un gentilhomme très distingué&#8230; Il est en train de vivre une grande tragédie, et je crois pouvoir le deviner. Je lui présente ma femme et mes enfants. Il comprend ma souffrance parce que lui-même a beaucoup d&#8217;enfants, douze, je crois. Il m&#8217;invite à demeurer dans sa maison pour permettre un peu de repos aux enfants. J’ai fini par lui demander si nous pouvions espérer avoir des visas pour continuer notre voyage pour le Portugal. Peiné et contrit il me dit qu&#8217;il ne pouvait nous promettre, n&#8217;ayant pas la nécessaire autorisation de son gouvernement.&#8221;</p>
<p>« Dès lors, Dr Mendes, nous allons rester là, à Bordeaux, à attendre le massacre ? »</p>
<p>Le matin du 17 Juin 1940, il annonça au rabbin Kruger : « Rabbi, soyez rassuré, je vais donner un visa à tous. »</p>
<p>Durant les trois journées qui suivirent, le Dr Mendes passa ses journées entières à livrer des visas sans distinctions entre les races ou les religions, des visas pour la vie et la liberté. En tout, 30 000 visas seront livrés jusqu’à ce que les autorités portugaises le découvrent et relèvent ASM de ses fonctions le 19 juin 1940. ASM va alors faire le voyage jusqu’au Portugal en compagnie de certaines personnes qu’il vient de sauver, dont le rabbin Kruger, une forte relation d’amitié s’étant créée entre les deux personnages. Il prend avec sa voiture la tête d&#8217;une colonne de réfugiés qu&#8217;il guide jusqu&#8217;à un petit poste de douane espagnol. Le douanier n&#8217;a pas encore été informé de la décision de Madrid de fermer la frontière avec la France. Sousa Mendes impressionne le douanier, qui laisse passer tous les réfugiés qui pourront ainsi, munis de leur visa, atteindre le Portugal.</p>
<p>Arrivé dans son pays d’origine avec sa femme, ASM a tout perdu. Sa désobéissance lui a valu un châtiment exemplaire, il se retrouve sans ressources et seul avec sa femme puisque ses enfants sont tous à l’étranger soit pour étudier, soit pour travailler. Il finira sa vie au Portugal dans une extrême pauvreté, dans une indifférence la plus totale et seul puisque sa femme décèdera quelques années plus tard. Il mourut en 1954, pauvre, seul, dans l’ignorance la plus totale. N&#8217;ayant plus de vêtements propres, il est enterré dans une robe de moine.</p>
<p>Son histoire ne sera connue que bien plus tard. D’abord en Israël où, sous la recommandation de juifs sauvés par son acte, on lui dédia un mémorial ainsi que la plantation de 30 000 arbres (équivalent au nombre de vies qu’il a sauvées) en son honneur. Au Portugal, son acte de bravoure sera étouffé par le régime fasciste et son histoire restera ignorée jusque dans les années 80. Toutefois, cette ingratitude n’empêchera pas ce même régime, à la fin de la guerre, de s’approprier hypocritement le fait d’avoir sauvé des milliers de personnes. Ce n’est qu’à partir de l’établissement d’une démocratie au Portugal que le nom de l’ancien consul commencera lentement à être réhabilité et reconnu comme un grand humaniste.</p>
<p>Ainsi s’achève l’histoire tragique de ce grand homme qui, n’ayant pu supporter la détresse de milliers de personnes, prit consciencieusement la décision d’écouter l’appel de ses convictions, l’impératif moral que sa conscience lui dictait et des principes de sa foi catholique (qui l’influencèrent considérablement) au lieu de privilégier son intérêt personnel, sa carrière et le bien-être de sa famille. Car ce qui fait de lui un héros, un grand humaniste, c’est ce choix de défendre une cause plus grande que sa propre personne tout en connaissant les conséquences futures de cet acte de défiance envers un régime n’éprouvant aucune compassion pour la vie humaine. Ainsi, en 1941 à Lisbonne, lors de sa dernière rencontre avec son ami le rabbin Kruger, ASM déclare :</p>
<p>« Si autant de juifs peuvent souffrir au nom d&#8217;Hitler, il n&#8217;y a rien de choquant à ce qu&#8217;un catholique souffre pour tant de juifs. Je ne pouvais agir autrement, et j&#8217;accepte ce qu&#8217;il m&#8217;arrive désormais avec amour. »</p>
<p>« Je ne pouvais faire des distinctions entre les nationalités, les races ou les religions, étant donné que j&#8217;obéissais à des raisons d&#8217;humanité qui, elles, ne font pas de distinction entre les nationalités, les races ou les religions.&#8221;</p>
<p>Rabbin Kruger : « A grosse Menschen, un grand Homme! »</p>
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		<title>Production de drogue: Maudits soient les pauvres!</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 16:48:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Fait du hasard… ou du destin, les principales ressources qui permettent la production de ces drogues se situent dans des pays pauvres tels que l’Afghanistan, le Maroc ou encore l’Inde. Cette situation est d’autant plus paradoxale que la majeure partie de cette production est destinée aux pays les plus riches, notamment en Europe et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fait du hasard… ou du destin, les principales ressources qui permettent la production de ces drogues se situent dans des pays pauvres tels que l’Afghanistan, le Maroc ou encore l’Inde. Cette situation est d’autant plus paradoxale que la majeure partie de cette production est destinée aux pays les plus riches, notamment en Europe et en Amérique du Nord. Que l’on se situe en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie, les pays producteurs sont des pays où ces plantes appartiennent au patrimoine culturel de populations locales minoritaires. </strong></p>
<p>L&#8217;explosion de la demande pour ces produits dans les pays riches depuis les années 60 et la période hippie a constitué un apport financier sans précédent pour des populations jusque-là déshéritées, et ce malgré que le principal des revenus revienne aux élites du crime organisé. En effet, malgré cela, il reste bien plus profitable pour ces populations de pratiquer l’élevage de cultures illicites que de se consacrer à l’agriculture traditionnelle.</p>
<p>Cette situation a fait l’œuvre de certaines tensions justement entre ces pays pauvres et producteurs (bien que ce type de production soit interdit au sein de ces pays) et les pays demandeurs, soit les pays dont les revenus des populations sont des plus élevés au monde. En effet, ces derniers leur reprochent d’adopter une position laxiste quant à la production de plantes à base desquelles sont fabriquées toutes sortes de substances illicites. On peut facilement alors associer cette réaction de la part des grands, que sont les pays occidentaux, à un comportement hypocrite. Alors que dans les grandes conférences internationales chacun promet d’aider les plus démunis à lutter contre la pauvreté et de les aider dans leur développement économique, ce que l’on souhaite tout d’abord, c’est ne pas accueillir chez soi les dégâts de la pauvreté chez le voisin.</p>
<p>Ainsi, certains grands états n’hésitent pas à se rebeller contre des pays pauvres dont la seule faute est de ne pouvoir lutter efficacement contre l’élevage de certaines plantes interdites, et ce non pas par volonté mais tout simplement par faute de moyens. Ainsi comment peut-on faire ce type de reproche à des pays qui bien souvent n’ont même pas les moyens d’assurer à l’ensemble de leur population des conditions décentes pour vivre? N’ont-ils pas d’autres préoccupations d’ordre social ou économique à privilégier? Ainsi, comment un pays qui n’a pas les moyens de nourrir son peuple ou de lutter contre des rebelles serait-il en mesure d’éradiquer des milliers de champs d’opium ou de pavot? Et puis est-ce réellement une priorité dans un pays confronté à une telle pauvreté? Ce fléau doit même leur paraître anecdotique.</p>
<p>Mais tout cela, les riches s’en moquent éperdument. Leur message pourrait presque se résumer à ceci : les pauvres, ne nous envoyez ni vos drogues, ni vos clandestins et encore moins vos terroristes! Car malgré les sommes promises aux pays en difficulté, la majorité des pays développés n’en versent en réalité qu’une infime partie. Or c’est justement en soutenant ces pays, en les aidant à se développer et à lutter contre la pauvreté qu’on peut espérer mettre un jour fin aux fléaux qui découlent de cette situation de misère. Par exemple, au lieu de dépenser des milliards dans la guerre d’Irak, il aurait certainement été plus judicieux d’utiliser ne serait-ce qu’une partie de cet argent afin de soutenir l’établissement de la démocratie afghane notamment en lui permettant de se développer économiquement et ainsi de réduire une misère qui alimente production de drogues et terrorisme. En effet, le développement économique apporterait l’éducation et de meilleurs conditions de vie… et donc moins de raisons de se révolter contre les puissants et leurs règles (i.e. les Occidentaux). Il en va de même pour les problèmes d’immigration clandestine vis-à-vis d’autres pays (notamment des pays d’Amérique latine envers les É.-U.).<br />
L’aide financière semble donc la meilleure façon de régler tous ces problèmes, bien plus que la force, qui ne fait qu’aggraver les choses en alimentant le sentiment d’injustice et de vengeance et en renforçant bien souvent la misère sociale.</p>
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		<title>Bolivie: 500 ans d&#8217;injustice</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2008/09/24/bolivie-500-ans-dinjustice/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 02:53:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Sujette à une crise politique sans précédent, la Bolivie se place au paroxysme des injustices sociales qui touchent le continent sud-américain depuis près de 500 ans et l’arrivée des colons ibériques.
Pour comprendre cette crise sociale et politique, il faut d’abord comprendre l’histoire de ce pays. À l’instar des autres pays d’Amérique latine, avant l’arrivée des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sujette à une crise politique sans précédent, la Bolivie se place au paroxysme des injustices sociales qui touchent le continent sud-américain depuis près de 500 ans et l’arrivée des colons ibériques.</strong></p>
<p>Pour comprendre cette crise sociale et politique, il faut d’abord comprendre l’histoire de ce pays. À l’instar des autres pays d’Amérique latine, avant l’arrivée des conquistadores espagnols, vivait en Bolivie une pléiade de peuples amérindiens, dont les fameux Incas qui y étendirent leur empire. L’arrivée au début du XVIe siècle des Espagnols mit fin à la suprématie des autochtones sur leur territoire, ces derniers ne pouvant rivaliser face aux armes européennes ni à la puissance de la Foi chrétienne (rires). Malgré la concentration relativement faible de colons espagnols qui s’installèrent en Bolivie, par rapport à d’autres pays comme l’Argentine ou le Chili aux reliefs montagneux moins hostiles, ce tournant engendra l’asservissement des peuples amérindiens par les nouveaux maîtres du continent : les Européens. Ces derniers contrôlèrent ainsi l’ensemble des pouvoirs, aussi bien politique qu’économique.</p>
<p>Cette situation ne changea guère, même après la déclaration d’indépendance vis-à-vis de la couronne espagnole au XIXe siècle. Ainsi, depuis près de 500 ans, les richesses de ce pays sont concentrées essentiellement entre les mains de quelques Boliviens, la plupart descendants de nobles Espagnols. Or, observant la quantité impressionnante de ressources naturelles dont dispose la Bolivie, inutile de vous préciser la quantité des richesses dont bénéficie une petite minorité et dont sont exclus les natifs. Pour vous donner une idée, la nation bolivienne est composée d’environ 15 % de descendants d’Espagnols contre 55 % d’Amérindiens et 30 % de métis… Imaginez donc l’ampleur des inégalités de richesses si celles-ci sont essentiellement concentrées dans les mains des premiers.</p>
<p>Toutefois, la récente élection d’Evo Morales, premier président amérindien démocratiquement élu, représente l’espoir d’une société moins corrompue et moins inégalitaire pour des millions de Boliviens. Ce dernier, après avoir promis au peuple durant la campagne présidentielle de 2005 une meilleure répartition des richesses entre Boliviens, commence actuellement à exécuter ses promesses notamment par la nationalisation des ressources naturelles auparavant détenues par des multinationales occidentales comme SHELL ou TOTAL ainsi que par une meilleure répartition des richesses énergétiques entre les régions.</p>
<p>C’est justement ce dernier point qui est à la base de la crise politique que connaît actuellement la Bolivie. En effet, l’essentiel des richesses de la Bolivie se concentrent dans les régions de l’Est du pays, par conséquent les plus riches mais également là où se concentre principalement la bourgeoisie d’origine européenne, contrairement aux autres régions essentiellement dominées par les communautés indiennes. Ce sont ces régions de l’Est et leurs élites majoritairement blanches qui refusent cette restructuration de l’économie, qui signifierait pour eux la perte de leurs avantages. Ils vont même jusqu’à proclamer leur indépendance vis-à-vis d’une Bolivie pauvre et indienne.<br />
Cette situation amena Morales à faire appel au référendum en août dernier, référendum qui mena les Boliviens à soutenir leur président à près de 60 % (soutenu essentiellement par les Amérindiens). Car c’est ce qui caractérise ce pays, unique sur le continent par le poids de sa population amérindienne mais aussi de ses inégalités : depuis près de 500 ans, le bonheur des uns ne semble pouvoir se faire au détriment de celui des autres&#8230; Ou plutôt, une répartition des richesses plus juste ne semble pouvoir se faire sans nuire à la richesse de certains.</p>
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		<title>L’Afghanistan</title>
		<link>http://interet.aehec.com/2008/04/04/l%e2%80%99afghanistan/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 20:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[étudiant]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que le m&#233;contentement des Am&#233;ricains concernant la guerre d&#8217;Irak grandit, l&#8217;Afghanistan, beaucoup moins m&#233;diatis&#233;, fait l&#8217;objet de d&#233;bats au sein de certains pays concernant le maintien ou non de troupes militaires dans la r&#233;gion. En effet, certains pays dont le Canada songent &#224; la possibilit&#233; de retirer leurs troupes pr&#233;sentes en Afghanistan depuis d&#233;j&#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le m&eacute;contentement des Am&eacute;ricains concernant la guerre d&rsquo;Irak grandit, l&rsquo;Afghanistan, beaucoup moins m&eacute;diatis&eacute;, fait l&rsquo;objet de d&eacute;bats au sein de certains pays concernant le maintien ou non de troupes militaires dans la r&eacute;gion. En effet, certains pays dont le Canada songent &agrave; la possibilit&eacute; de retirer leurs troupes pr&eacute;sentes en Afghanistan depuis d&eacute;j&agrave; de longues ann&eacute;es. Cependant en raison de l&rsquo;insistance des &Eacute;.-U. et face &agrave; la situation toujours tr&egrave;s fragile, ces pays commencent &agrave; r&eacute;viser leur projet. En effet, les difficult&eacute;s en Afghanistan n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; toutes vaincues et les combats dans l&rsquo;Est et le Sud du pays contre les talibans tendent &agrave; s&rsquo;intensifier depuis quelque temps.</p>
<p>
Or l&rsquo;arm&eacute;e afghane non seulement manque cruellement de moyens mais ne semble pas encore assez organis&eacute;e et form&eacute;e afin de pouvoir combattre seule les extr&eacute;mistes religieux. L&rsquo;arm&eacute;e am&eacute;ricaine, connaissant des difficult&eacute;s en Irak, ne semble pas &ecirc;tre en mesure de pouvoir envoyer de nouveaux soldats en Afghanistan. Autant dire que le retrait des troupes alli&eacute;es repr&eacute;senterait une r&eacute;elle menace pour la survie de la jeune d&eacute;mocratie afghane. Les &Eacute;tats-Unis essaient alors de convaincre leurs partenaires de maintenir voire de renforcer leur pr&eacute;sence militaire dans ce pays. Le 1er pays &agrave; avoir r&eacute;pondu favorablement est la France, qui pr&eacute;voit l&rsquo;envoi de 1 000 soldats suppl&eacute;mentaires. Cet envoi rev&ecirc;t un acte symbolique puisqu&rsquo;il ne permettra pas de vaincre les talibans mais devrait encourager d&rsquo;autres &agrave; maintenir leurs troupes sur place comme probablement le Canada, ou m&ecirc;me pour certains &agrave; les renforcer.</p>
<p>
Toutefois, la r&eacute;solution des probl&egrave;mes afghans ne passe pas seulement par l&rsquo;envoi ou le maintien de troupes mais &eacute;galement par un soutien mat&eacute;riel et financier aupr&egrave;s de l&rsquo;&Eacute;tat afghan. D&rsquo;ailleurs, les Occidentaux ne tiennent pas leur promesse dans ce domaine l&agrave; puisque sur les milliards de dollars promis annuellement aux Afghans, seule une infime partie leur est remise. Car le principal obstacle auquel doivent se confronter les Afghans, c&rsquo;est bien le manque de moyens qui leur permettraient d&rsquo;&eacute;quiper leur arm&eacute;e et de mieux la former pour ainsi &ecirc;tre plus &agrave; m&ecirc;me de vaincre les talibans et surtout pouvoir reconstruire un pays fortement touch&eacute; par plus de 20 ans de guerre. Car l&rsquo;arme la plus efficace contre toute forme d&rsquo;extr&eacute;misme, c&rsquo;est d&rsquo;offrir de l&rsquo;espoir et de lutter contre la pauvret&eacute; bien souvent &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;une col&egrave;re qui se transforme en extr&eacute;misme. Il ne faut donc pas privil&eacute;gier l&rsquo;objectif militaire au d&eacute;triment de l&rsquo;humanitaire car c&rsquo;est en offrant aux Afghans de meilleures conditions de vie que l&rsquo;on arrivera &agrave; r&eacute;soudre bien des probl&egrave;mes : le soutien financier au peuple afghan est ainsi la meilleure fa&ccedil;on de combattre la culture du pavot, qui fait de l&rsquo;Afghanistan le 1er producteur d&rsquo;opium au monde, et de construire une base solide afin de d&eacute;velopper et d&rsquo;assurer les besoins essentiels de l&rsquo;une des populations les plus pauvres du monde. <br />
&nbsp;</p>
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		<title>Israël: histoire d&#8217;un conflit sans fin</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 03:26:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[R&#233;cemment, le conflit isra&#233;lo-palestinien a encore fait tristement parler de lui dans les m&#233;dias du monde entier suite &#224; l&#8217;attentat perp&#233;tr&#233; par un terroriste dans une &#233;cole talmudique juive &#224; J&#233;rusalem et provocant la mort de 8 &#233;tudiants Isra&#233;liens. Cet acte fait suite aux incursions meurtri&#232;res de l&#8217;arm&#233;e isra&#233;lienne dans les territoires palestiniens, qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">R&eacute;cemment, le conflit isra&eacute;lo-palestinien a encore fait tristement parler de lui dans les m&eacute;dias du monde entier suite &agrave; l&rsquo;attentat perp&eacute;tr&eacute; par un terroriste dans une &eacute;cole talmudique juive &agrave; J&eacute;rusalem et provocant la mort de 8 &eacute;tudiants Isra&eacute;liens. Cet acte fait suite aux incursions meurtri&egrave;res de l&rsquo;arm&eacute;e isra&eacute;lienne dans les territoires palestiniens, qui se veulent elles-m&ecirc;mes comme une r&eacute;ponse aux lancements r&eacute;currents de roquettes par les extr&eacute;mistes palestiniens sur des villes isra&eacute;liennes. L&rsquo;ensemble de ces actes profan&eacute;s et d&eacute;cid&eacute;s par des extr&eacute;mistes des deux camps a ainsi consid&eacute;rablement remis en cause le processus de paix engag&eacute; par des hommes des deux camps d&eacute;sireux d&rsquo;en finir avec ce conflit pour enfin parvenir &agrave; vivre ensemble en paix. Cependant, l&rsquo;histoire depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance d&rsquo;Isra&euml;l en 1948 semble se r&eacute;p&eacute;ter&nbsp;: les efforts de paix sont toujours mis &agrave; mal par l&rsquo;action de quelques extr&eacute;mistes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;assassinat du premier ministre isra&eacute;lien Rabin en 1995, des actes de terrorisme ou encore de la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens par des colons isra&eacute;liens. Il s&rsquo;agit d&egrave;s lors d&rsquo;un cercle vicieux o&ugrave; chacun des deux acteurs tient sa part de responsabilit&eacute; dans la situation actuelle.</span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">Pour comprendre l&rsquo;origine de ce conflit, il faut remonter &agrave; la fin du 19<sup>e</sup> si&egrave;cle et l&rsquo;apparition du lobby sioniste en faveur de la cr&eacute;ation d&rsquo;un &Eacute;tat juif qui se situerait dans la Palestine &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Une &eacute;migration juive toutefois limit&eacute;e d&eacute;butera alors au cours de cette p&eacute;riode. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; partir de 1917 et la d&eacute;claration Balfour qui pr&eacute;voit par le Royaume-Uni d&rsquo;abord puis par la soci&eacute;t&eacute; des nations, la cr&eacute;ation d&rsquo;un foyer national juif, que l&rsquo;immigration juive en Palestine (ou Isra&euml;l) va s&rsquo;intensifier. Face &agrave; cette d&eacute;cision et voyant l&rsquo;immigration juive augmenter significativement, le m&eacute;contentement des Palestiniens va se caract&eacute;riser par des r&eacute;voltes et des actes anti-sionistes durant les ann&eacute;es 1920-1930. En 1939, le Royaume-Uni, afin de s&rsquo;assurer de l&rsquo;appui des pays arabes dans la guerre, et de leur p&eacute;trole, d&eacute;cide de limiter s&eacute;v&egrave;rement l&rsquo;immigration juive. Compte tenu des crimes qui se d&eacute;roulaient alors en Europe, cette d&eacute;cision ne sera pas respect&eacute;e et l&rsquo;immigration redoublera d&rsquo;intensit&eacute;. Finalement, apr&egrave;s la fin de la 2<sup>e</sup> guerre mondiale et la d&eacute;couverte des horreurs de la shoah, un mouvement de sympathie pour le mouvement sioniste dans les pays occidentaux va permettre &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat juif d&rsquo;Isra&euml;l de d&eacute;clarer son ind&eacute;pendance en 1948. L&rsquo;ONU d&eacute;cide la s&eacute;paration de la Palestine en deux &eacute;tats&nbsp;: l&rsquo;un juif repr&eacute;sente 50 pour cent du territoire, l&rsquo;autre arabe repr&eacute;sente 43 pour cent, le reste &eacute;tant sous contr&ocirc;le internationale. Cette ind&eacute;pendance ne sera pas reconnue par les pays arabes et ce conflit provoquera plusieurs guerres entre Isra&euml;l et les pays arabes (Guerre des 6 jours, Guerre du kippour&hellip;). Les heurts entre des groupes palestiniens et Isra&euml;l seront &eacute;galement nombreux et souvent meurtriers. Enfin, la colonisation des territoires palestiniens par des Isra&eacute;liens se poursuivra et se poursuit toujours &agrave; l&rsquo;heure actuelle. Pourtant, face &agrave; cette situation dramatique, plusieurs signes laissent esp&eacute;rer &agrave; une am&eacute;lioration de la situation. Ainsi, non seulement la plupart des pays arabes ont fini par se r&eacute;concilier et reconnaitre Isra&euml;l, mais dans chacun des deux camps un nombre croissant d&rsquo;individus est pr&ecirc;t &agrave; n&eacute;gocier, faire certaines concessions, comme l&rsquo;arr&ecirc;t de la colonisation juive de la Palestine et la reconnaissance par Isra&euml;l d&rsquo;une autorit&eacute; palestinienne, pour obtenir la paix. Toutefois, pour parvenir &agrave; une paix relative, tous deux devront avoir la volont&eacute; de faire des concessions consid&eacute;rables et affronter la fureur des plus extr&eacute;mistes afin de stopper ce cercle vicieux de violence qui dure maintenant depuis plusieurs d&eacute;cennies.</span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 14pt; line-height: 115%;"><o:p></o:p></span></p>
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		<title>Avantage démocrate : pas si évident !</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 15:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les primaires am&#233;ricaines viennent de d&#233;marrer, deux candidats semblent avoir &#233;t&#233; choisis par les m&#233;dias &#233;trangers comme leur favori&#160;: Barack Obama et Hillary Clinton. Nombreux sont ceux qui pensent d&#233;j&#224; que le vainqueur des primaires d&#233;mocrates sera le futur pr&#233;sident. Et la situation interne au Parti r&#233;publicain pourrait leur donner raison. En effet, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">Alors que les primaires am&eacute;ricaines viennent de d&eacute;marrer, deux candidats semblent avoir &eacute;t&eacute; choisis par les m&eacute;dias &eacute;trangers comme leur favori&nbsp;: Barack Obama et Hillary Clinton. Nombreux sont ceux qui pensent d&eacute;j&agrave; que le vainqueur des primaires d&eacute;mocrates sera le futur pr&eacute;sident. Et la situation interne au Parti r&eacute;publicain pourrait leur donner raison. En effet, la politique de Bush a d&eacute;&ccedil;u m&ecirc;me ses partisans les plus fideles &agrave; cause principalement de l&rsquo;&eacute;chec de la guerre en Irak et de la crise &eacute;conomique des subprimes dans laquelle on reproche au pr&eacute;sident ses erreurs de gestion. </span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"></p>
<p><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">Cependant, les cons&eacute;quences de l&rsquo;impopularit&eacute; de la politique Bush sur la campagne r&eacute;publicaine ne devrait pas trop se faire sentir. En effet, afin de limiter les cons&eacute;quences de cette politique sur leur campagne, les candidats &agrave; l&rsquo;investiture du parti se pr&eacute;servent de tout rapprochement avec le pr&eacute;sident et vont pour certains jusqu&rsquo;&agrave; le critiquer. </span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"></p>
<p><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">En second lieu, pour l&rsquo;observateur &eacute;tranger, les quasi-inconnus candidats r&eacute;publicains ne semblent pas pouvoir rivaliser face aux charismatiques Clinton et Obama. En effet, les deux principaux candidats d&eacute;mocrates incarnent et symbolisent parfaitement le renouveau politique&nbsp;: l&rsquo;un est jeune, talentueux et noir; l&rsquo;autre est une femme exp&eacute;riment&eacute;e et populaire. Ils incarnent tous les deux le r&ecirc;ve am&eacute;ricain, c&#8217;est-&agrave;-dire une soci&eacute;t&eacute; o&ugrave; quiconque peut r&eacute;ussir ind&eacute;pendamment de son sexe et sa couleur. </span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"></p>
<p><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">Or une victoire d&rsquo;Obama ou de Clinton illustrerait parfaitement l&rsquo;id&eacute;al am&eacute;ricain&hellip; et les Am&eacute;ricains aiment les contes de f&eacute;es. D&egrave;s lors, le Parti r&eacute;publicain est-il condamn&eacute; &agrave; la d&eacute;faite? Loin de l&agrave;, le but de cet article &eacute;tant justement de montrer que l&rsquo;&eacute;lection qui s&rsquo;approche s&rsquo;annonce des plus disput&eacute;. La situation est en r&eacute;alit&eacute; bien plus compliqu&eacute;e pour les d&eacute;mocrates que ce que les journaux &eacute;trangers laissent croire.</span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">D&rsquo;apr&egrave;s les sondages, un candidat r&eacute;publicain semble &ecirc;tre le mieux plac&eacute; actuellement pour vaincre le camp d&eacute;mocrate&nbsp;: il s&rsquo;agit de l&rsquo;ancien maire de New York et h&eacute;ros du 11 septembre, Rudolph Giuliani. Ce dernier, r&eacute;publicain mod&eacute;r&eacute; en faveur du droit &agrave; l&rsquo;avortement et au mariage gai, marque une rupture avec le traditionnel conservatisme de son parti&nbsp;: sa position centriste est ce qui lui permet de jouir d&rsquo;une forte popularit&eacute; et de disposer d&rsquo;une capacit&eacute; &agrave; rassembler le peuple am&eacute;ricain qui en a fait son favori cot&eacute; r&eacute;publicain. Cependant, Giuliani est en retrait en ce d&eacute;but de campagne et les &eacute;lecteurs r&eacute;publicains, conservateurs, lui reprochent justement ses positions centristes qui pourtant font sa force aupr&egrave;s de l&rsquo;ensemble de la population non partisane. Son investiture risque donc d&rsquo;&ecirc;tre difficile &agrave; obtenir bien que non impossible. Toutefois, les chances de victoire r&eacute;publicaine ne se concentrent pas dans le seul Giuliani. Le favori &agrave; cette investiture, John McCain, s&eacute;nateur v&eacute;t&eacute;ran de l&rsquo;Arizona, constitue un adversaire tout aussi redoutable pour Clinton et Obama. Ce militaire plait particuli&egrave;rement dans les zones rurales et les &Eacute;tats du Sud pour son courage (c&rsquo;est un v&eacute;t&eacute;ran de la guerre du Vietnam), son conservatisme et son ing&eacute;niosit&eacute; politique puisqu&rsquo;il est l&rsquo;investigateur de la r&eacute;cente politique en Irak per&ccedil;ue comme un succ&egrave;s (celle-ci ayant permis de diminuer les violences au moins provisoirement). C&rsquo;est justement cet &eacute;lectorat qui a permis &agrave; G.W. Bush d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;&eacute;lu il y a 4 ans, que le candidat d&eacute;mocrate aura la difficile t&acirc;che de convaincre. Or ce peut-il qu&rsquo;une certaine Am&eacute;rique qui a choisi comme pr&eacute;sident G.W. Bush il y a &agrave; peine 4 ans soit pr&ecirc;te &agrave; voter pour un d&eacute;mocrate qui plus est alors qu&rsquo;il s&rsquo;agira peut-&ecirc;tre d&rsquo;une personne de couleur ou d&rsquo;une femme? S&rsquo;il est vrai que Clinton et Obama font un ravage dans des villes comme New York et San Francisco ainsi qu&rsquo;aupr&egrave;s des journalistes du monde entier, il existe une tout autre Am&eacute;rique entre ces deux villes, beaucoup plus conservatrice et davantage ancr&eacute;e &agrave; voter r&eacute;publicain et ce malgr&eacute; les d&eacute;ceptions de la politique Bush.</span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial;"><span lang="FR-CA" style="line-height: 115%;">Il faut donc retenir que le favori des Am&eacute;ricains n&rsquo;est pas forc&eacute;ment le m&ecirc;me que celui des m&eacute;dias internationaux. On ne peut se laisser entrainer par la facilit&eacute; de croire que la victoire d&eacute;mocrate ne fait aucun doute. La situation est beaucoup plus complexe et il faudra beaucoup de dynamisme et de talent au candidat d&eacute;mocrate s&rsquo;il veut esp&eacute;rer remporter ces &eacute;lections. &Eacute;lections par ailleurs qui risquent d&rsquo;&ecirc;tre aussi passionnantes que disput&eacute;es, tellement il parait p&eacute;rilleux de se prononcer pour un favori!</span></span></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><o:p></o:p></span></p>
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		<title>Crise du Tchad : L’Afrique condamnée à la guerre et à la corruption ?</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Feb 2008 13:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Dubout</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Apr&#232;s la crise du Darfour au Soudan et les massacres ethniques au Kenya, suite &#224; la controvers&#233;e &#233;lection pr&#233;sidentielle, l&#8217;Afrique est &#224; nouveau touch&#233;e par la guerre&#160;: cette fois-ci, c&#8217;est la guerre civile au Tchad qui menace la stabilit&#233; du pays et qui prend en otage des millions de personnes. Ainsi, nous avons appris le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Apr&egrave;s la crise du Darfour au Soudan et les massacres ethniques au Kenya, suite &agrave; la controvers&eacute;e &eacute;lection pr&eacute;sidentielle, l&rsquo;Afrique est &agrave; nouveau touch&eacute;e par la guerre&nbsp;: cette fois-ci, c&rsquo;est la guerre civile au Tchad qui menace la stabilit&eacute; du pays et qui prend en otage des millions de personnes. Ainsi, nous avons appris le 31 janvier dernier l&rsquo;attaque surprise de rebelles venus de l&rsquo;Ouest du pays, alors que le pays semblait jouir d&rsquo;une certaine stabilit&eacute; politique malgr&eacute; l&rsquo;existence d&rsquo;un groupe rebelle normalement inactif. <o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Cette attaque a vu les rebelles s&rsquo;emparer provisoirement de la capitale Ndjamena avant d&rsquo;&ecirc;tre repouss&eacute;s hors de la ville. Les raisons d&rsquo;une telle r&eacute;bellion sont loin d&rsquo;&ecirc;tre id&eacute;ologiques. Le Tchad, bien qu&rsquo;&eacute;tant l&rsquo;un des pays les plus pauvres au monde, dispose d&rsquo;importantes ressources p&eacute;troli&egrave;res&nbsp;: la convoitise de ces ressources constitue la raison principale d&rsquo;une telle attaque. Il ne s&rsquo;agit donc pas de destituer le r&eacute;gime corrompu d&rsquo;un pr&eacute;sident qui a conquis lui-m&ecirc;me le pouvoir par la force (il s&rsquo;agit d&rsquo;un ancien g&eacute;n&eacute;ral), mais bien de s&rsquo;emparer des richesses p&eacute;troli&egrave;res &agrave; des fins personnelles. Ce conflit apparait alors sous la forme de luttes de clans entre le pouvoir en place du pr&eacute;sident Idriss Deby et ses propres neveux qui cherchent &agrave; le renverser. Mais comment expliquer la d&eacute;cision du conseil de l&rsquo;ONU de condamner les rebelles et ainsi de d&eacute;fendre un r&eacute;gime qui n&rsquo;a pourtant pas de l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique? En r&eacute;alit&eacute;, ce qui pr&eacute;occupe l&rsquo;Occident, outre la stabilit&eacute; de la r&eacute;gion, c&rsquo;est le soutien apport&eacute; par le gouvernement islamiste du Soudan, responsable du g&eacute;nocide du Darfour &agrave; cette r&eacute;bellion. Par ce soutien, le gouvernement soudanais cherche &agrave; d&eacute;tourner l&rsquo;attention occidentale sur son voisin afin de faire ainsi diminuer les pressions auxquelles il est confront&eacute; et les nombreuses accusations qui lui sont faites pour la crise du Darfour. D&rsquo;autre part, le Soudan cherche un soutien pour sortir de son isolement actuel en permettant aux rebelles d&rsquo;acc&eacute;der au pouvoir au Tchad, qui deviendrait alors son nouvel &laquo;&nbsp;alli&eacute;&nbsp;&raquo;.<o:p></o:p></span><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"><span lang="FR-CA" style="font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Kenya, Soudan, Tchad&hellip; l&rsquo;histoire n&rsquo;aurait-elle pas tendance &agrave; se r&eacute;p&eacute;ter en Afrique o&ugrave; les conflits ne semblent cesser de s&rsquo;enchainer? Il est pourtant injuste de s&rsquo;arr&ecirc;ter &agrave; cette vision d&rsquo;une Afrique en guerre permanente, ravag&eacute;e par les g&eacute;nocides et autres guerres civiles, image v&eacute;hicul&eacute;e par les m&eacute;dias. Car de nombreux progr&egrave;s ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;s en mati&egrave;re de respect des droits de l&rsquo;homme et de d&eacute;mocratie. De nombreux pays sont ainsi &agrave; citer en exemple pour leur r&eacute;gime d&eacute;mocratique acquis au cours des derni&egrave;res d&eacute;cennies comme au Mali, au Burkina&hellip; ou apr&egrave;s une longue p&eacute;riode de conflit comme en Angola et au Lib&eacute;ria, o&ugrave; les signes de progr&egrave;s vers la d&eacute;mocratie et le respect des droits de l&rsquo;homme sont encourageants. Bien s&ucirc;r, ce continent devra encore affronter de nombreuses difficult&eacute;s avant d&rsquo;atteindre la paix et la prosp&eacute;rit&eacute;, mais les exemples cit&eacute;s prouvent qu&rsquo;il est possible en Afrique d&rsquo;en d&eacute;coudre avec les guerres, dictatures et que l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la d&eacute;mocratie est possible. <o:p></o:p></span></p>
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